Vous m’excuserez. Encore une fois. Si, si, vous le ferez. Ma vie se résume à un rythme régulier et morne (travail, manger, sortir, dormir), un rythme qui ne laisse aucune place ni à la culture, ni à l’information et encore moins à la créativité. Dans ces conditions, et n’étant pas capable de disserter sur les – rares – anecdotes de ma vie, je préfère ne pas prendre le risque de tomber dans le fortement médiocre (en espérant que ce n’est pas le cas d’habitude, d’ailleurs). Je vous offre donc un amuse-gueule que, j’espère, vous apprécierez en attendant mon retour triomphal par la grande porte sous peu. Voici une playlist que j’ai nommé smooth instant parce que… parce que c’est smooth, c’est kiffer l’instant, et ça le fait! Ou pas. En attendant relaxez vous et ouvrez vos oreilles. Les critiques sont permises bien entendu.

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J’ai l’âme paisible. Cette lassitude salvatrice qui suit le travail manuel intense. Et quand le corps tombe d’épuisement, l’esprit peut se laisser couler et aller au rythme des émotions. Ey il faut bien dire que c’est assez agréable. Du coup, je me mets à rêver. L’évasion vous voyez… S’imaginer les plages sauvages, les rochers déchirant la grève heurtés par des lames infinies… Ok, j’arrête de jaser et lâche mon récital. J’avais juste envie de vous parler de Pink Martini. Pourquoi? Parce que c’est justement un groupe qui vous envoie comme un coup de poing en pleine figure une myriade de paysages romantiques et de contrées enchantées, nimbée d’une atmosphère chaude et mystérieuse.

« Pink Martini est un groupe américain de douze musiciens de Portland (Oregon) caractérisé par un style musical mêlant influences rétro, jazz, latino, lounge, classique, ainsi que par des textes chantés en anglais, espagnol, français, italien, portugais, japonais et même en arabe ainsi qu’en croate et grec moderne. ». Voilà… Difficile de faire plus succinct. Pink Martini, en gros, c’est habiller un vieux à la mode sans que ça ait l’air surfait ou grotesque. Et c’est très fort. Plus encore que l’originalité même du processus de conversion, c’est l’atmosphère dégagée qui est réellement remarquable, à la fois empreinte de la nostalgie de ces saveurs exotiques d’époques révolues et de l’ambiance mystérieuse et éthérée de la musique électro lounge actuelle. Une alchimie osée mais qui déboite, si je puis me permettre.

Du coup, cher lecteur, je ne peux m’empêcher de te poster les lyrics de Syracuse dont Pink Martini fait une reprise assez fabuleuse. Ne crois pas que je fasse cela par flemme. Dis-toi que c’est par passion. Non? Lecteur, ne m’emmerde pas.

J’aimerais tant voir Syracuse
L’ile de Paques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s’amusent
A glisser l’aile sous le vent…

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du Grand Lama
Rever des amants de Verone
Au sommet du Fuji Yama…

Voir le pays du matin calme
Aller pecher le cormoran
Et m’enivrer de vin de palme
En ecoutant chanter le vent…

Avant que ma jeunesse s’use
Et que mes printemps soient partis
J’aimerais tant voir Syracuse
Pour m’en souvenir a Paris.


Il semblerait bien que moi et ma coblogueuse soyons dans notre vague musicale, alors on va pas s’arrêter là. Mais j’ai peut être parlé un peu trop de Hip Hop et je voudrais pas que vous croyiez que je n’écoute que ça. Alors aujourd’hui, je vous balance un son loin des rythmes endiablés des MCs, plus zen, plus rêveur. J’en profite donc pour parler d’une compile de musique Lounge : Hôtel Costes (du nom d’un célèbre hôtel parisien). Il s’agit d’une série de CD annuels rassemblant des artistes Lounge mixés par Stephan Pompougnac. Quoi le Lounge? Ok, ce courant est carément méconnu. Et je m’y connais pas assez pour vous infliger ma science, je vous donne donc une définition wikipédia : « La musique dite Lounge se réfère initialement à la musique jouée dans les salons ds bars d’hôtels et de casinos, mais également dans les petits cabarets et piano-bars. (…) Contemporainement, le terme de lounge music se réfère également aux musiques électroniques de type down tempo, au rythme calme (n’excédant pas 90 battements par minute) ». Voilà. Quant à Stephan Pompougnac, vous en reconnaitrez la « French Touch », le monsieur est un DJ et musicien Français.

Bref revenons en à nos moutons : le dernier CD est Hôtel Costes, Vol 12. Il rassemble de nombreux artistes : Dj Vadim, Tafubar, Normalities, General Elektriks UnforsceneQue du bon. Mon article va pas être très long, et consistera essentiellement à vous placer quelques morceaux qui méritent, à mon sens, votre attention.

L’album débute avec le titre « Alright » de Unforscene. Son électro-smooth, petite voix planante, un rythme bien posé et agréable.

On enchaîne avec « Raid on the Radio » de General Elektriks. Si vous avez pas envie de siffloter avec eux, je comprends plus rien. Rythme clapé, voix fraiche, bon synthé…

Sans transition, Latin Cha Cha de notre ami Stephan Pompougnac. Mélange de musique électronique et de latin’ music, on tombe dans le psychédélique, entre authentique et métissage.

Et puis LE morceau : « Pink Skyscraper », de Normalities. Là on touche aux hautes sphères, et ce n’est pas qu’imagé. Ce titre éthéré et aérien respire la beauté et la paix. Tout est parfaitement placé, doux. Bref, on s’imagine vraiment survoler des gratte-ciels roses.

Voilà, je crois que le meilleur de l’album se résume à ça. J’espère que la good mood vous habite et que vous aimerez le son.