Sommes-nous de gros branleurs? Peut-être. Ou pas. Pour une fois j’ai envie de vous dire que ce n’est pas notre faute : partiels, vacances, boulot… Concours à préparer pour l’ami Phil, un journal et une association à monter pour moi… C’est que la vie de « grand », ça prend du temps…

D’autant plus que – tadam – je m’étais lancée dans une nouvelle quête, qui fut pour le moins longue et difficile… Après la bicyclette rouge & le IPhone 4, ma dernière lubie était la quête d’une vraie mini jupe noire. Qu’est-ce que vous en avez à foutre, me direz-vous… Probablement rien, vous vous en foutez même certainement à peu près autant que votre premier protège cahier que vous estimerez – si vous êtes de bonne foi – à votre deuxième année de maternelle avant de vous rappeler que vous n’avez pas couvert vous même vos putains de cahiers avant le CP. Bref. Toujours est-il que vous vous en foutez mais, voyez, ça je m’en fous. D’une part parce que j’écris un article sur ce blog ce qu’aucun d’entre vous ne fait quand on n’est pas là (comment ça c’est pas à vous de le faire?) et ensuite parce que je suis une putain de dominatrice aigre et pas sympa, qui pratique la misanthropie à l’outrance, et que je parle de ce que je veux.

Je vous disais donc, j’ai galéré comme c’est pas permis pour trouver une mini jupe noire. C’était pourtant pas compliqué : je la voulais noire, courte mais pas trop, bien coupée, dans une matière synthétique proche de mes blazers (qui sont, comme vous le savez, la base de toute garde robe, quelle qu’elle soit) et, de préférence, plissée. Bah la mode n’était pas d’accord avec moi alors que je cherchais le plus classique de tous les classiques féminins en matière vestimentaire. Je les trouvais trop courtes, mal coupées, bouffantes, en cuir… Bref. Un massacre. Jusqu’à ce que je revienne sur mes terres d’origine, que j’entre dans une de mes boutiques grenobloises et que je trouve mon bonheur en 5 minutes… Evidemment. Il eut été étonnant, au final, que ce ne soit pas une sorte de persécution de la part de la Lorraine envers ma personne qui n’est pourtant pas sans défense… Notamment sur le plan du shopping.

Anyway. Saviez-vous que l’équivalent de la misogynie était la misandrie? Je vous dis ça parce que mon bizut et Phil lui-même m’ont attaqué avec ça (sans avoir le terme exact sinon c’est pas drôle) hier soir. En même temps, quand j’ai la tête dans le cul, que je viens de me lever et que je m’accroche à ma clope comme une femme à la mer en manque de matière cérébrale, je vois pas comment je pourrais ne pas en faire oeuvre quand Phil tente de « tester un truc » et lance un jeu de bourrin sur la console de mon filleul. Vous savez, ces jeux (minables ou jouissifs, selon votre référentiel) qui gargouillent, grognent et font preuve d’un tel arsenal que la compensation phallique est effective au bout de 5 secondes de jeu. Voilà. Truc pas agréable au réveil. Tout à fait. Donc – m’agrippant à ce cliché sur les hommes – je maudis Phil depuis cette page. Ah. Les hommes. Tous les mêmes!

J’aimerais vous parler de trucs intéressants & récents mais malheureusement tout le monde a déjà couvert l’évènement MAM, l’affaire Pornic nécessite que je sois un poil plus réveillée (mais promis, je vous la fais sous peu puisque je suis en vacances) et le reste me laisse sans voix pour le moment. Je suis en plein Palahniuck, j’ai récemment fini le dernier Ellis, c’est vrai, mais j’ai fait le tour des minimalistes – Ellis mis à part, c’est vrai – et aspire à vous présenter autre chose. J’ai ma petite idée, cependant.

(Yavait des snipers sur les toits, Phil est mort. Encore.)

Tout ça pour vous dire que je vous emmerde MAIS qu’on n’est pas mort et que je vais essayer de garder le navire en attendant que Phil puisse faire semblant d’être un peu là. Un peu. Semblant. En attendant, vous pouvez toujours suivre mon dernier petit bébé en date, le Contre Journal, oeuvre du Grand Battle Canard qu’on ne présente plus (mais on devrait y penser), ici même, sous trs peu – le temps que la machine se lance, quoi – http://contrecanard.wordpress.com/

Au plaisir, bande de dégénérés.

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Ah… La famille. Les parents. Le syndrome du « c’est mon enfant qui l’a fait » (en fait c’est « cémafikilafé » mais on essaye de parler français correctement, ici. On essaye…). Vous me suivez? Non. Je m’exemplarise (j’ai dit qu’on essayait de parler français). Par exemple, sic, Shida. Ouais comme ça je commence un petit article sympa en parlant d’un vieux de la vielle. Bref. Shida a donc, pour ses études, fait un porte manteau. Ce porte manteau avait des patères amovibles, il était sensé être vert, assorti à mon salon… Bref, je vous donne les grandes lignes, je lui ai sorti, cash, « je le veux ». Ouais, mais non, parce que la maman de Shida, elle le voulait le porte manteau pour pouvoir dire à tout le monde « zavévu? Cémonfilskilafé ». Fierté parentale de l’autorité qui dévoile le travail de sa progéniture, qui expose aux yeux de tous ce que le petit fait dans son coin. Parce que c’est elle l’auteur de l’auteur de l’objet et que c’est carrément trop la classe de prouver que ses rejetons savent faire des portes manteaux qui, en plus d’être créé et fabriqué par son gosse, ont quand même plus de style que feux les colliers de nouilles.

Jusque là, tout va bien. Sauf que quand la progéniture fait des études de droit, on peut pas trop sortir une dissertation sur le principe de légalité en droit pénal et regarder tout le monde avec un grand sourire en disant « cémafillekilafé ». Je pète un peu le délire familial en leur coupant l’herbe sous le pied, là, j’en ai bien conscience. Et, en plus, pute que je suis, je ne fabrique rien. Jamais. Quand je bosse, c’est dans le service. Alors, forcément, bah au lieu de dire « cémafillekilafé », tes parents, quand t’es moi, ils viennent au restaurant où tu travailles pour pouvoir dire « je me suis fait un restau hier soir, cémafillekimaservi ». Ma mère était déjà passée, sobre et discrète, cliente visiblement agréable de ce que j’en ai entendu. Une lettre à la poste. Mais ce soir… Ce soir j’ai eu « papabellemamanpapi&mamie ». Et la demie-soeur. Demie-soeur très mignonne qui, alors que t’es au milieu de ton service dans une salle blindée, se lève sur sa chaise, te montre du doigt et crie – je cite – « cémagrandesoeur ». Blonde innocence d’une demie décade qui ne se rend pas compte… Mais quand c’est ta grand mère qui se met à te taper la discussion en mode « faut qu’on se voit, on se voit jamais, comment tu vas, tout ça »… Tu commences à te sentir mal. Surtout quand tu finis par conclure par un « mamie, je travaille ». Concrètement, il lui suffisait de se retourner pour voir les 20 autres personnes en train d’attendre qu’elle me lâche la grappe. Et puis la remarque qui tue, « vous partagez les pourboires? » réponse affirmative. « Ah bah je vais te donner moins, alors, puisque c’est pas pour toi ». Well, well, well. Comme on dit, on choisit ses amis, pas sa famille. Je suis perplexe, consternée, habituée et blasée. Fatiguée, aussi. Mon paternel qui se lâche et – attention – se commande un panaché… Donnez-moi une corde ou un rail de coke, que j’oublie ça tout de suite.

Alors, nécessairement, j’ai pas grand chose à raconter. À part que je veux un Iphone 4, syndrome de la bicyclette rouge que vous connaissez déjà. D’autant plus que je suis une assistée de la technologie… Et, encore, je me suis calmée. Je crois que je vais aller me coucher. Bonne nuit…

J’aurais pu vous parler du dernier Shrek mais ça va être difficile. Pourquoi? Parce que quoi que je dise ceux qui ont vu les trois premiers iront voir le quatrième, parce que c’est le dernier. Et puis les autres n’en auront rien à foutre. La seule vraie question, c’est pourquoi la 3D? Vive le bi profénid. Anyway. J’veux une bicyclette rouge. Parfaitement. Il y a un petit vieux chauve que je croise tous les matins, il a une bicyclette rouge et c’est trop la classe. J’veux la même. Pas d’une autre couleur, pas d’un autre modèle. Une bicyclette. Rouge. C’est tout. C’est tellement irrationnel comme explication que c’est bien la preuve cohérente d’un simple caprice, d’une folie… Et je vais vous citer Pagnol (j’adore ça) «Les folies, c’est toujours pareil, dès qu’on a ce qu’on voulait, on se demande un peu pourquoi on l’a voulu !». Donc, concrètement, je veux une bicyclette rouge, la même que celle du petit vieux, mais en même temps, vu ce que je fais de vélo, ce serait franchement un investissement aussi con qu’impossible. Et c’est précisément parce que c’est con et impossible que j’arrive à rationaliser cette pulsion tous les matins de façon à ce que, arrivée à mon boulot, la bicyclette rouge me soit sortie de la tête. Jusqu’au lendemain matin où je crois le papi sur son vélo. Et là, pendant 10 minutes, je veux une bicyclette rouge. La nuit, je rêve bicyclette rouge… C’est un peu bizarre mais je dois projeter mon envie de gagner un surplus de capital (j’veux être riche, pas étudiante : riche.). Enfin. C’est un caprice.

Des caprices, on en a tous, c’est humain, tout le monde vous le dira en philosophie ou en psychologie, c’est le principe du désir ou l’art de se rassurer vis à vis de la mort. J’vous explique. Quand on veut quelque chose, quelque chose sur un coup de tête, un coup de cœur, ce sera toujours moins cool une fois qu’on l’aura. Parce que le désir sera mort puisque contenté. Désirer quelque chose d’impossible, d’inaccessible, c’est notre façon à nous de lutter contre le « tu nais, tu vis, tu meurs ». La mort, c’est inévitable, ça arrive à tout le monde. Ouais, mais en désirant quelque chose d’impossible et en faisant tout pour l’obtenir, inconsciemment, on se bat contre la mort. On s’accroche à l’idée que c’était impossible mais qu’on y arrivera parce que rien n’est impossible, parce qu’au fond on est le fils caché de superman, etc, je vais pas extrapoler plus longtemps. Sauf que quand le fantasme devient réalité, c’est un peu fade au final.

C’est comme cette jupe. Ouais. J’avais flashé sur une jupe et je la voulais, mais je la voulais, vous n’imaginez pas, j’en rêvais la nuit. Je la voulais tellement que j’ai finalement réussi à me fournir l’argent pour l’avoir (à moins que je n’aie fait un chantage parental… Aucune idée, c’était il y a longtemps). Depuis que je l’ai, j’ai dû la mettre en tout et pour tout… Environ 8 fois. À peu près. Pathétique. Parce que les désirs sont faits pour rester des désirs, que la frustration est vibration et que j’adore vous embarquer dans des délires où je suis bien souvent la seule à me suivre. Vous souffrez? C’est heureux. J’vais aller au boulot, rêver bicyclette rouge en m’imaginant que vous me détestez tous. Ça tombe bien, c’est réciproque. J’emmerde le monde. Rendez-moi le bien.