PhilGood.Inc


Si quelqu’un nous entend encore ici, sachez que Phil et moi, après une année à faire semblant de travailler à la fac, avons fini par abandonner toutes nos bonnes résolutions : on a pris nos copains, notre bizuth, nos clopes et nos albums sous le bras et on a déménagé! Eh ouais, on s’est cassé ailleurs, sur un site tout neuf, avec des gens tout nouveau et un design vachement mieux que celui là pour vous parler musique.

Dans ce cas, bande de branleurs (z’êtes forcément des branleurs si vous traînez encore ici), c’est par ici : http//:inkmusic.org 

A bientôt, les internautes!

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J’écris tard, je sais, mais bon… Comme promis, je m’en viens faire un pré-résumé de ce que j’ai pu voir aux Musilacs. Premier soir, 16 juillet, donc. Tout commence avec un service le matin, puis un départ pour l’appartement, puis un départ en train, une arrivée à Aix Les Bains, une attente de 20 minutes en pleine canicule pour choper une navette, arrivée sur le lieu des Musilacs, vente inattendue de la place supplémentaire… Et galère d’une heure pour récupérer Phil. Évidemment. Chose faite (et retrouvailles émouvantes), départ à la recherche du filleul puis recherche – ou plutôt quête – de la bouffe. Tout ça n’est que parlotte, on mange un kébab sur du Gogol Bordello.
C’est après un faufilage de qualité façon parisienne au milieu des 25 000 personnes en présence que les choses sérieuses ont commencé. Choses sérieuses? ZZ Top. Tu pleures, public? Tu peux… Parce que tu vois les trois vieux texans débarquer et tu peux mourir. La musique, déjà, évidemment, mais surtout pour le mythe, la légende… Et pour la leçon de classe.

La leçon de classe, évidemment. Une liste? Tout ce que tu veux, lecteur.
1 – Au bout d’un quart d’heure de concert, Billy Gibbons fait face et sort, en français, « est-ce qu’on peut jouer du blues, ce soir? ». Okay, ZZ Top connait un succès énorme depuis les années 70, mais la maîtrise du français, quand même. Les Musilacs, en délire, hurlent une affirmation puissante. Du blues, du blues’n’rock, du hard rock sudiste, fais péter le son putain!
2 – Après l’affirmation violente des Musilacs, B. Gibbons demande où se trouve son chapeau pour chanter du blues. Débarquent deux nanas en petite tenue, juste pour le chapeau. La classe, à l’ancienne, mais la classe quand même.
3 – Pendant tout le concert, Billy Gibbons (guitariste) et Dusty Hill (bassiste) changent juste huit fois de gratte. La gratte à moumoutte, la gratte verte, la gratte avec écrit bière derrière…
4 – L’écran du fond. Les images de catchers en accélérées, la nana qui boxe des poires, des passages des clips des années 80, la belle époque, la classe, en somme.
5 – Gimme all your loving, B.G. sort une bouteille de Jack Daniels qu’il bazarde par dessus son épaule et là – inattendu – sort un mec des coulisses qui se jette quasiment au sol pour récupérer la bouteille avant qu’elle ne se brise sur la scène. Je veux le même chez moi.
6 – La Grange, début de la chanson. Eh bah non, les trois Z s’arrêtent et font hurler 25 000 personnes au bord de l’hystérie dans le seul but de les faire tomber dans l’hystérie… Avant de reprendre la chanson.
7 – La Grange, encore. B. Gibbons sort un cigarillo qu’il colle entre ses lèvres. Sans lâcher sa gratte, il appelle discrètement quelqu’un… Débarque un mec des coulisses, une fois encore, pour allumer le cigarillo de B.G… Trop la classe.
8 – Bah tu peux mourir en fait. Juste la classe ultime, en gros.

Spéciale dédicace au Minisize : petit joueur.

& au plaisir, la jeunesse, j’me tape Scorpions en Octobre. (me reste Metallica, Noir Désir, RATM et George Benson avant de vraiment pouvoir crever)

Aujourd’hui, j’ai envie de me plaindre. A la base, je voulais vous parler des élections étudiantes mais j’ai cru comprendre que mon co bloggueur voulait en parler demain et, comme je suis sympa, je vais le laisser faire. Mais forcément, ce con me grille mon sujet d’article. Après m’avoir exploitée à me faire poster pendant trois jours consécutifs… Et c’est pas comme si c’était déjà pas compliqué, d’être pote avec lui, croyez-moi. Parce que ce que vous ne savez pas, lecteurs, c’est qu’à cause de lui, deux de mes relations sont tombées à l’eau. Pas une relation, hein, deux. Et quand vous voyez l’animal, je vous jure, des fois, c’est vraiment déprimant.

Ce qu’il faut savoir c’est que l’année dernière, je passais exclusivement mes journées en sa compagnie et ça m’a joué des tours. La première fois, c’était l’année dernière, fin octobre. Je venais de me remettre pour la énième fois avec mon éternel ex, fidèle au poste. Et cet ex est une personne jalouse. Il est étudiant sur Lyon, je le vois souvent soit là bas soit chez mes parents. Enfin. Toujours est-il qu’un week end, c’était l’anniversaire du Petit (le co-bloggueur, donc) et je me suis rendue à une soirée pour ça. Le truc, c’est que la veille j’étais rentrée chez mes parents pour récupérer mon bac et Monsieur l’ex avait tapé sa crise parce que, ouais, je ne restais pas et je retournais sur Grenoble pour l’anniversaire d’un inconnu au bataillon. Se passe la soirée de l’échec et, au final, coincés dans la campagne, obligés de dormir sur place. Mon cher co-bloggueur et moi-même avons donc, en désespoir de moyen de transport retour, dormi dans la même chambre. La même chambre, pas le même lit. Une semaine plus tard, j’étais célibataire. Parce que je n’étais pas avec Monsieur mon ex, que j’avais dormi avec un autre (non mais vous y croyez, à ça?) et, bien évidemment, que je ne faisais pas assez d’efforts. Le coup du « vous avez dormi ensemble », il a eu la gentillesse de me le faire payer plus tard, en plus. Bref, le Petit venait de briser ma première relation de l’année.

Mais il ne s’est pas arrêté là! Non, non, non… Janvier, je commence à fréquenter un type que nous appellerons Anonyme pour plus de confort. Anonyme est sympa, il me fait rire, on passe de bons moments ensemble, je passe souvent la nuit chez lui… Tout va bien. Et puis, un jour, alors que j’étais en soirée chez des potes, Anonyme découvre la photo du Petit et pas n’importe quelle photo. La photo du Gala de droit, aka la soirée où il était en costard, choisi par ma personne, en bonne experte du blazer que je suis. Sur cette photo, il est seul, il fait beau gosse, presque grand. Anonyme se rappelle que le Petit squatte souvent la nuit chez moi, quand il ne peut pas rentrer dans sa campagne, et, soudain, Anonyme s’énerve (non sans un superbe « ah, elle te dit qu’elle couche pas avec ses potes? » de la part d’un excellent ami que je remercie encore de cette crise que j’ai subi à cause de lui). A partir de ce jour-là, Anonyme m’a fait vivre un enfer, de crises de jalousie en crises de jalousie, le Petit en rajoutant une couche chaque fois qu’il était dans le coin « ah, c’est Anonyme? Passe lui le bonjour… » MAIS TA GUEULE PUTAIN! J’essayais, désespérément, ou presque, de sauver mon couple, histoire de ne pas m’ennuyer la nuit. Et non. L’échec a été entier le jour où Anonyme, un matin, a pris pour lui d’éteindre mon réveil. Mon alarme s’appelait Phil, c’en était fini de nous deux. Le truc le plus horrible, dans cette histoire, c’est que tous mes réveils ont un nom débile, reste d’un mémo que j’avais collé en alarme et que je n’ai jamais supprimé. Actuellement, par exemple, j’ai « wake up call », « message Dam’s », « Papi anniversaire » et « Théo aspi ». Anonyme m’a punie pour ma tendance à servir de mémo universel à tout mon entourage en me condamnant à l’abstinence. Et tout ça à cause du Petit. Qui, précisément, est Petit.

Sans que ces jaloux l’aient vu, rien du tout, j’ai été obligée de mettre fin à deux de mes relations (oui, je suis celle qui part, pas celle qui regarde l’autre partir). Tout ça à cause de mon co-bloggueur aka le Petit, aujourd’hui. Ce connard. Il en est fier, en plus, ça le fait rire à chaque fois qu’on évoque le sujet. A chaque fois. Et, en plus, aujourd’hui, il me grille mon sujet d’article après avoir passé trois jours à me laisser le bébé. Sans préavis, rien du tout. Voyez ce que je subis, un peu. Vous le voulez? Je vous le donne! Par contre, n’oubliez pas de le nourrir régulièrement sinon votre vie deviendra un calvaire, parole de Cendar.