Pas de culture pour moi aujourd’hui, juste l’étude d’un phénomène sociologique étrange. On dit souvent (du moins, j’entends plus que souvent…) que les femmes n’ont aucun problème à se trouver un homme, pour une raison étrange, sans doute est-ce parce que nous autres, représentantes du sexe fort, nous faisons plus facilement offrir des verres que vous autres, représentants de la race exploitée. Anyway. On dit également souvent que les femmes sont des créatures frileuses. Et on m’achève en me parlant d’amour du printemps. L’une de ces rumeurs n’a absolument rien compris au sens pratique d’une femme… Et c’est la dernière! La saison des amours, c’est celle où il commence à faire bien trop froid dans son lit pour tolérer d’y dormir seul(e).

Soyons logique trente secondes : en hiver il fait froid, les nuits sont longues, ça glisse par terre, on sort beaucoup moins que tout le reste de l’année et, en plus, on se tape toutes les fêtes de famille avec l’éternelle question qui nous fait tous chier : « alors, les amours, ça va? ». Bah ouais. C’est à dire qu’on est quand même tous suffisamment sensés pour avoir capté qu’être en couple au printemps ne présente jamais que des avantages affectifs et sexuels (on va quand même laisser ça au couple, c’est confortable) mais, quand l’hiver arrive, le couple ça devient carrément un concept fonctionnel. Eh ouais.

Le résultat d’une mise en couple? Déjà, facture de chauffage moins élevée, d’une part. Pareil pour les frais médicaux : moins froid, moins de rhume! La dépression est écartée du fait d’une plus grande dose d’endorphine due à l’acte sexuel. Moins de dispute avec sa famille. Moins de prise de risque (dans la rue en glissant et dans la nuit en se promenant seule) au quotidien. Définitivement presque que des avantages. Presque… Bref. On ne reviendra pas sur mon côté handicapée sentimentale de base mais toujours est-il que cette explication quasi scientifique se tient au quotidien, se retrouve dans votre (/mon) entourage et que – au final – il serait peut-être temps de vous faire à l’idée que si vous voulez vous amouracher, c’est le moment… Parce que je ne pense pas être la seule à avoir un nombre incroyable de potes nés entre fin août et début novembre… Avec un peu de recul, neuf mois plus tôt, on tombe quand même en plein hiver. Eh ouais, dure réalité de la vie quand tu nous tiens. Je me suis même laissée prendre au piège, c’est vous dire.

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