Je suis prise au dépourvue… Vraiment. Mea culpa, j’ai sciemment évité hier la corvée du « keskejvébienpouvouarécrirojourdui » en me basant sur le retour de Phil, prévu aujourd’hui, histoire de le laisser réinvestir les lieux proprement (et surtout de ne pas trop me fouler, j’avoue). Oui mais, voilà, alors que j’étais en plein cours – intensif – d’anglais, j’ai reçu un petit message tout mignon : cet espèce d’enfoiré m’abandonne un jour de plus, il est coincé en Afrique du Sud, son vol a été annulé, il faut que je prévienne le peuple. Le peuple est prévenu. S’en suit, par la même, les appels à ses parents et les rappels de ses parents… La totale. Enfin, ne vous inquiétez pas, il revient demain! Ouais, tout ça pour pas grand chose au final… Et me voilà obligée de griller un sujet d’article potentiel. Rien que ça.

Et de quoi vous parler en ce jour de mauvais temps lorrain si ce n’est du froid? Bah du plaisir de la cigarette juste derrière les portes vitrées, avec vue sur la ville, au chaud, une fois le soir venu. La cigarette, parlons-en mes amis, va donc prendre grâce à cette très chère Roselyne 30 centimes supplémentaires en Novembre. La vie est difficile. Comment tolérer une telle augmentation? Quand je pense que je claque plus d’une centaine d’euros pour cultiver mon cancer chaque mois, je commence à avoir les nerfs… Mais je n’arrêterai pas. Non. Vous vous doutez bien qu’on en n’arrive pas vraiment à mon stade avec l’envie d’arrêter dès qu’une connasse rajoute trente centimes sur un paquet… Eh non. Quitte à manger macdo moins souvent, le vrai étudiant fumeur continuera de fumer. Quitte à ne s’acheter qu’une paire de chaussures au lieu de deux, la vraie femme active continuera de fumer. Et quitte à devoir patienter un mois de plus pour pouvoir changer de voiture, notre ministre de l’Intérieur continuera de fumer (je ne voulais pas tomber dans le cliché de l’homme d’affaire et je suis persuadée que Alliot-Marie fume. Si ce n’est pas le cas, on blâmera quelqu’un d’autre, Madame Lagarde, par exemple… Ou Super Nany, paix à son âme).

Et dans le pire des cas, l’extrême des extrêmes, la quintessence de l’horreur… Bah faites comme moi : migrez dans l’Est. En Lorraine, c’est fabuleux, tout est moins cher. Bars, restaurants, même les grandes surfaces. Les loyers sont bas. Tout est moche, il fait super froid, certes, mais pour récompenser les survivants réussissant à subsister dans cette contrée aussi étrange que lointaine, le rythme de vie est beaucoup plus abordable. Diantre, me direz-vous, mais elle n’est donc pas obligée de se priver pour pouvoir continuer de cultiver son cancer? Ça va même carrément plus loin… A côté de la Lorraine, outre ce pays étrange mais magnifique appelé l’Alsace, on trouve aussi le Luxembourg. Et, au Luxembourg, les cigarettes ne sont pas chères. Pas chères du tout. Il faut juste avoir la chance d’avoir un ami qui puisse y aller régulièrement et, miracle, une cartouche de 30 pour 38€. Je ne t’en voudrais pas si tu crèves de jalousie, Lecteur, rassure-toi, mais une information pareille ne se garde pas pour soi.

Alors sachez-le, à titre d’information, si vous vous sentez l’âme aventurière, je prends des stagiaires à partir du 13 octobre, date de mon emménagement en plein centre ville de Nancy, dans un 40m² refait à neuf… Et je ne vous donne pas mon loyer parce que sinon vous allez vous mettre à pleurer.

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