Un jour, je deviendrai une grande scientifique, dans une autre vie, et j’arriverai à découvrir une équation parfaite permettant de comprendre cette énigme monstrueuse qu’est un système administratif français (voire universel). Un jour, quand je serais grande, adulte et responsable, probablement dans une autre vie, je comprendrai ENFIN comment fonctionne une faculté. Un jour, je regarderai Astérix et Obélix, passage du formulaire E111, en riant paisiblement… Pas jaune. Un jour, peut-être, dans une autre vie, surtout. Vous me suivez? Vous avez tous, un jour, au moins une putain de fois dans votre vie, galéré pendant plus d’une heure, navigué de bureau en bureau, passé du temps à vous engueuler avec des femmes toutes plus semblables les unes que les autres… Vous avez tous, un jour, au moins une putain de fois dans votre vie, eu envie de vous exploser la tête contre un mur ou d’exploser la tête d’un autre contre un mur. Le plus violemment possible.

Et pourquoi? Parce que les administrations veulent notre peau, c’est comme les communistes mais en mode complot interplanétaire, voyez. C’est une putain de fac qui vous fait poireauter pendant 4 mois pour savoir si elle vous prend ou pas et qui vous laisse dans le flou à moins de 7 jours de la rentrée. C’est un employeur qui vous donne un contrat de 14 heures, qui veut vous faire bosser plus et qui ne peut pas parce que le Dieu Administration n’est pas d’accord. C’est le besoin d’un permis de construire sur un terrain et de l’incapacité de l’obtenir pour cause de sur habitation d’un même périmètre. C’est un code civil en allemand basé sur un droit totalement différent que tu ne captes pas et qui te nargue gentiment de toute son épaisseur et de toute sa complexité. C’est ce truc qui reste mystérieux pour tout non initié mais qui semble si clair aux autres, si limpide à ces putains de connards d’employés de bureau qui se marrent doucement. Nous aussi on leur pète les couilles, évidemment, mais au moins on évite de ruiner leur vie avec des emmerdes administratives à la con. Jusqu’au point de rupture.

Le formulaire E111, direction bureau du 4ème étage, première porte à droite. Ah bah non. Deuxième bureau à gauche, rez-de-chaussé. Mais puisqu’on vous a dit que c’était au premier, porte principale. Mais non, vous êtes vraiment stupide, il vous fait le papier bleu du bureau A350, dans le bâtiment auxiliaire. MAIS TA GUEULE!

Arrêtez, bande de psychopathes, de nous malmener comme ça, de nous étouffer dans des papelars illisibles et gerbatoires, de nous écraser sous des tas de recommandations et de nous donner des délais contradictoires, le tout en nous laissant devenir fou dans l’attente d’une réponse de votre part. Entre la SNCF et les administrations complètement chaotiques, vous m’étonnez que la population française soit celle qui consomme le plus d’anti dépresseurs à l’échelle mondiale. Bande de connards.

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