Bonsoir à tous, amis de la toile. Je prends donc le relai de ce mois en mode « vous ne supporterez que moi », ça me fout la pression. Ce soir, c’est la grosse mine de fin de saison et, histoire de partager un peu tout ça avec vous, je vais vous expliquer comment organiser une soirée Feria. Parfaitement mes amis, on met les bouteilles de bière dans des coupes de champagne et on kiffe. J’extrapole.

Pour une soirée Feria, il vous faut déjà vous soumettre au code de couleurs nécessaire à savoir le rouge et le blanc, nos amis du sud en savent quelque chose. Ensuite, il vous faut donc la déco adéquate et nul besoin de préciser que vous devrez acheter des mets du Sud Ouest tel que le foie gras, le magret de canard, les pruneaux d’Agen, etc. Question alcool, prévoyez-en beaucoup, le but ultime de l’exercice restant de ramper partout voire d’être incapable de ramper.

Le principe même est d’avoir une bande de potes entraînés à la descente de haut-vol et un foie à toutes épreuves. Retrouvez-vous tout de blanc et rouge vêtus, des vêtements que vous vous condamnerez à ne plus jamais remettre en public, sauf avec les mêmes potes pour une soirée du même genre. Plus vous vous retrouvez tôt plus le potentiel destructeur de la soirée est élevé. Au milieu de la soirée, surtout, n’oubliez pas de sortir vos feutres pour écrire vos ressentis éthyliques sur les vêtements de vos amis, là où il n’y a pas encore de vomi. Vomi, c’est le mot, parce que les trucs ultra cool, c’est autant à gerber que les trucs pas cool, juste que c’est pas dans le même sens, voyez.

Question musique, que du bon son et – évidemment – des chansons paillardes. Préparez-vous à devoir supplier ceux qui auront penser à prendre un appareil photo, armez-vous de doliprane, priez Chester de ne pas faire un coma. Accrochez-vous les trippes autour de la taille, ce sera assorti à votre tenue. N’ayez pas peur du ridicule. Le ridicule, ça ne tue pas, bien au contraire… Le ridicule, c’est la vie, la recherche de ses limites et l’anéantissement de la mortalité de la notion d’honneur. Si le ridicule ne tue pas le respect que tu te dois ni ta fierté alors rien ne peut la tuer. En te rendant ridicule, tu te rends indirectement immortel, tu te rends digne, tu te rends invincible. C’est beau, pas vrai? Alors ce soir, je m’immortalise en mode fin de saison, j’espère que vous aurez trouvé l’inspiration dans ces quelques lignes. Je vous salue, mes amis.

PS – Phil est bien arrivé au Cap et bien installé.

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