Il est venu le temps de vous faire un article digne de ce nom… Et j’ai déjà mon sujet. Oui, oui. Hallelujah! C’est le cas de le dire. Je vous étonne? Vous connaissez forcément Jeff Buckley, Hallelujah, la chanson ultra déprimante et romantique que tout le monde a déjà fredonné… Well. Vous pensez qu’elle est de lui? Erreur. Vous êtes étonnés? Bande de petits joueurs… Hallelujah, c’est de Leonard Cohen. Leonard Cohen, bordel! Ça ne vous parle pas? Musique.

 

I’m your man, probablement la déclaration d’amour masculine la plus parfaite jamais écrite par l’industrie musicale… Et cette chanson a été écrite par ce grand monsieur qu’est Cohen. Canadien né en 1934, Cohen est avant tout un poète, connu et reconnu, notamment pour son recueil sur le nazisme (oui, il est juif, oui)… Mais pas seulement. Ses textes dégagent une profondeur à la saveur particulière que je ne saurais vous décrire sans vous les avoir d’abord introduits.

Ce que je fais ici.

Je ne sais si le monde a menti
Moi j’ai menti
Je ne sais pas si le monde a conspiré contre l’amour
Moi j’ai conspiré contre l’amour
L’atmosphère de la torture n’est pas agréable
Moi j’ai torturé
Même sans le nuage champignon
J’aurais quand même haï
Ecoutez
J’aurais fait les mêmes choses
même si la mort n’avait pas existé
Je ne veux pas qu’on me tienne
comme un ivrogne
sous le robinet glacé des faits
Je refuse l’alibi universel

Comme une cabine téléphonique vide
qu’on a vue la nuit et dont on se souvient
Comme les miroirs d’un hall de cinéma
qu’on ne regarde qu’à la sortie
Comme une nymphomane qui réunit
des milliers d’amants
dans une étrange fraternité
j’attends
De chacun de vous un aveu

Leonard Cohen, amour, solitude, religion, sexualité et complexité humaine. Leonard Cohen, chanteur, chanteur à la voix grave, lourde, profonde et guturale qui nous murmure des paroles pour le moins étonnante, bouleversante. Leonard Cohen romancier, Leonard Cohen inspiré. Méconnu. Universel malgré tout… Le nom de cet illustre monsieur est notamment mentionné dans Pennyroyal Tea (Nirvana, bande d’incultes), alors que Kurt Cobain chante, je cite : « Give me a Leonard Cohen afterworld / So I can sigh eternally ». Leonard Cohen, c’est avant tout la classe et l’élégance digne des années 30 mais dans la durée, dans la longueur, avec une âme à la fois torturée et doucereuse. Leonard Cohen, grand monsieur, et je crois que je n’ai pas besoin de m’étendre davantage. Enjoy.

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