Il y a des jours où le monde est moins sinistre qu’il en a l’air. Ces jours où vous vous levez du bon pied, où vous apprenez une nouvelle heureuse ou encore lorsque vous avez une bonne surprise. Et bien aujourd’hui fut un de ces jours. Oui, aujourd’hui, j’ai écouté par hasard l’album So Far de Martin Solveig. Je comprends que vous soyez étonné. Je le suis encore plus que vous. Voyez-vous, je mettais ce jeune homme – de 34 ans tout de même – dans le mec sac que les David Guetta, Laurent Wolf et autres du genre. Mais je me trompais. Le plus drôle chez ce personnage, son véritable nom mis à part (Martin Picandet, la classe), c’est qu’il ne paie pas de mine. Ne serai-ce que lors de ses apparitions dans ses clips, il diffère totalement des clichés clubber établis. Bref, mon article ne sera pas long, veuillez m’en excuser. Je sais, je sais, vous vous dites un truc du genre « déjà qu’il a pas posté hier… ». Bref, je digresse.

Ce qui est véritablement intéressant chez cet artiste, c’est tant la diversité des courants musicaux abordés que la quasi parfaite osmose qu’il en fait avec l’électro. Et pas n’importe quelle électro, l’électro de boite, l’électro clubber, le pire des sous-genres actuels… Et il en ressort de petits bijoux. Le genre de bijoux, à l’image de l’immense Jealousy, qui nous rappellerait presque la grande époque, celle du dico-funk. Difficile de ne pas y penser avec une telle ligne de basse. Puis on passe à un registre bien plus rock avec Everybody qui vous ferait presque faire un ou deux headbang devant votre miroir. Mais tout n’est pas brutal chez Martin Solveig. En témoigne le sympathique et très pop Rejection qui a planté sa tente sur nos écrans pendant des mois. Mais le morceau qui illustre véritablement son talent reste à mes yeux Madan enregistré avec Salif Keita. Peut-être est-ce dû à mon faible pour la musique malienne. Mais trêve de paroles, écoutez plutôt. Promis à l’occasion je retournerais un peu à mes autres sujets de prédilection, du genre le cinéma, la littérature ou l’apocalypse.

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