Des fois, ya des trucs qui m’interpellent, qui me révoltent ou qui me laissent tout simplement perplexe. Vous connaissez tous ça, cette seconde précise où la stupéfaction se fait dans votre esprit, faisant taire toute autre pensée qu’un efficace « oh my fucking Chesterfield ». La chanson de René la Taupe me fait cet effet, par exemple, de façon systématique. En même temps… Je pense que vous êtes en mesure de me comprendre sur ce coup là.

L’article sur The King of Leon de Phil m’a pas mal laissé sur le cul, aussi. Et puis il y a d’autres trucs… L’embuscade du siècle, pour ne citer que ça. Ce fameux « non je vais être sage, ce soir (je vais boire qu’un verre, tout ça)» et puis… bah… En fait… Eh bah… Oups. Il est déjà 3heures du matin. Et, le pire, c’est que t’es super fière de toi parce que t’es rentrée tôt, pour du vrai, hein. La capacité qu’a un être humain à tomber dans l’habitude voire dans l’addiction a un aspect aussi fascinant que déprimant. Je reste consternée.

De même, le délire des amours éternelles me laisse légèrement dubitative. Ces couples qu’on a vécu, ces couples qu’on a brisé, ces couples qui se relancent sans rien dire. Ces gens qui continuent de coucher ensemble, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Est-ce que c’était pas terminé ou est-ce que ça commence juste? C’est quoi le fond de l’Histoire? Mais pourquoi l’homme est-il un éternel insatisfait? Pourquoi?

Si vous me suivez bien, l’homme est une créature étrange qui a réussi à inventer un truc comme René la Taupe, qui a des tendances addictives incontrôlables et qui est incapable de savoir avec qui il veut coucher. Mais c’est pas grave, parce que Chester a inventé Ben, l’Oncle Soul. Oui, je sais, je donne dans le back flip en ce moment mais fallait bien que je trouve une intro pourrie à un article un peu plus sérieux que d’habitude, sinon ma galère intellectuelle n’aurait pas de sens. Allez, Ben, L’oncle Soul, le mec qui a eu une fabrique de riz sur le dos à cause d’uncle Ben. Petit délire de juriste, je trouvais ça funfact. Droit de la propriété intellectuelle, tout ça, l’Oncle Ben a dû changer son nom en Ben l’Oncle Soul. Mais qu’importe, n’est-ce pas? Parce que ça fait quand même plaisir d’entendre enfin un truc nouveau et pas dégueulasse sur les ondes. De la soul! Française! Qui l’eut cru?

Anyway, parlons peu, parlons bien. Auteur, musicien, interprète, Ben surprend. Il réécrit, il transforme. Des sons de gospel, de jazz, du cuivre (…), une voix juste authentique et une fraîcheur novatrice influencée, sans nul doute, par le rythm & blues. Le personnage est atypique, on retrouve des morceaux plus que surprenants et – en plus – il est difficile de ne pas apprécier d’entendre un peu de son en français pour une fois. Ça nous permet de nous dire que la France a continué de créer de vrais gens depuis Paul Personne. Surtout que Ben hyperbolise la Soul au travers du Funk tout en restant relativement accessible à tous. C’est pas la musique du siècle, pas l’artiste du millénaire mais c’est une belle découverte et un début très prometteur. Alors je suis en joie toute seule, peu m’importe, je vous lâche un peu de son et je m’auto congratule pour mon vrai article.

En gros, je reste plus qu’impressionnée par sa reprise de Seven Nation Army et par Soulman, son titre en français, est… j’hésite entre amusant et agréable. Les deux? Je vous laisse vous faire une idée de la chose…

Version accoustique de Soulman.

NB – Comme je suis une nana super sympa, je vous sors un live de Steve Cropper et DDD qui est juste à se rouler par terre. Parce que la white soul a existé autant que le white blues, voyez. Un jour, je vous expliquerais.

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