Je suis impardonnable. J’ai totalement oublié d’écrire hier. Bien entendu, ma coblogueuse ne s’est pas gardée de le me faire remarquer, et en preux chevalier prompt à réparer ses erreur que je suis, je lui promet d’écrire ce matin aux aurores. Mais voilà, ce matin, le réveil n’a pas sonné. Il est donc 11h20, et je dois encore me doucher et manger avant de partir travailler. Vous imaginez donc aisément ma culpabilité. Pire que tout, je n’ai pas réfléchi à un sujet. Ou même un thème. La moindre petite inspiration qui pourrait accrocher, l’espace d’une seconde, votre attention. Je vous aurais bien dit à quel point je trouve le 14 juillet stupide. Vous savez, la chute de la Bastille, la parade militaire histoire de dire que la France n’a pas qu’un passé glorieux mais continue de vivre dans le présent, le fameux discours du Président, et puis bien entendu, en sceptique convaincu et affirmé, quelques lignes sur les feux d’artifices. Mais il me faudrait du temps. Oui, du temps. Bref, je n’aurais pas pu m’empêcher de vous faire un speech historique et je n’ai pas le coeur à ça.

Je vous aurais bien parlé aussi de Musilac. Vous savez, ce festival où l’on pourra admirer ZZTop et… Indochine. Mais j’ai déjà fait un topic dessus. Je vous ferais donc un résumé enflammé lundi. Du coup, histoire de se vautrer dans la facilité comme un cochon dans sa fange, j’ai pensé à cette série évoquée par ma coblogueuse : Flash Forward.

Oui, les vacances sont un terreau parfait pour qui souhaite passer des heures à s’abrutir devant des séries sans queue ni tête. Cette dernière trouvaille mérite cependant quelque attention.

« Un blackout total de 2 minutes et 17 secondes provoque le chaos à travers le monde. Pendant cette courte durée, chaque personne est confrontée à une vision du futur qui va changer sa vie à jamais…« 

C’est sur ce synopsis apocalyptique que je débute mon visionnage. Après 10 épisodes en seulement deux jours, j’ai le coeur à vous en parler rapidement. Une approche somme toute très basique d’ailleurs.

Les points forts? Un scénario original. Des acteurs au point, même si leurs performances ne changeront pas à jamais le visage du métier. Une technique maîtrisée. Une gestion des flashback impec bien qu’un peu trop redondante. Un suspens qui tient en haleine. Un aire de fin du monde toujours appréciable.

Les points faibles? La bonne vieille théorie du complot. Des clichés à tout va. Globalement, la série se noie un peu dans le thème du « si j’ai vu le futur, puis-je le modifier ». Le déterminisme. Le conditionnement. Le nihilisme mais sauce américaine. Bref, c’est correct, mais il y a des fois ou ça prend pas. La série tente de répondre à la question -que personne ne résoudra jamais- : si j’ai la conscience du futur, cette connaissance est-elle intégrée au futur entr’aperçu, ou bien cette connaissance constitue-t-elle une anomalie non prévue dans ce futur et qui permettrait d’en modifier l’existence. Du coup, ça nous ramène à la théorie des univers parallèles ou chaque choix de chaque individu mène vers un univers différent de celui qui aurait été si cet individu avait fait un autre choix. C’est intéressant. Mais bon dieu ce que c’est chiant.

Verdict : après 10 épisodes, la série nous tient encore en haleine, on a envie qu’un autre blackout se produise et certains personnages font bien tripper. Néanmoins, on sent qu’un nouveau souffle devient vital si l’on conserver l’envie de terminer la saison et éventuellement d’enchaîner sur la suivante.

Sur ce, amis francophones, je vous laisse et vous revoit lundi après une cure de rock qui me donnera, je l’espère matière à parler.

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