Quand je suis en congé, je peux faire des trucs d’être humain normal genre regarder les informations. Well. J’aurais pu m’abstenir, aujourd’hui. Pourquoi? Parce que maintenant je me sens l’âme d’une terroriste tellement j’ai envie de défenestrer Roselyne Bachelot… Vous me suivez ou pas? Peut-être pas. Figurez vous qu’en ce lundi 5 juillet, certains fabricants de tabac (La British Tobacco Company, en fait) ont décidé de baisser le prix de vente de certains cigarettes, ce qui tient de leur droit le plus pur. On ne s’attardera pas sur les marques en question, je les trouve infumable, mais là n’est pas la question. Jusqu’à 20centimes de moins sur un paquet de clopes, ça reste quand même considérable… Et là, l’amie Roselyne, à fond dans sa croisade psychotique, crie au scandale et parle d’augmenter – encore – la taxe sur les cigarettes. Et c’est là que je m’étouffe et que je gueule gentiment un délicat « pardon?!? » à ma télé.

Soyons réaliste, parlons chiffres approximatifs. Sur un paquet de cigarettes standard, le fabricant récupère environ 10% du prix de vente, le buraliste entre 2 à 5% et l’Etat… Le reste. Le reste! Et il faudrait, encore, augmenter la taxe? On se remet les idées en place rapidement, mais alors très vite. Fumer, c’est mal, on est courant, et ça donne le cancer, ok. En attendant, boire de l’alcool, c’est mal, tout le monde le sait, ça donne le cancer et ça tue des gens sur la route (et pas que sur la route, en plus) mais toujours est-il qu’une bière continue de coûter moins cher qu’un coca en bar. Ne pas boire d’alcool, c’est plus couteux que de décider d’en boire (ce qui est maaaal)  et, parallèlement, on surtaxe une population de fumeurs qui, elle, a décidé de son vice et accepte presque sans broncher d’être à la rue pour consumer sa dose de nicotine. Question d’histoire, de coutumes? Sans doute.

En attendant : fumer, c’est mal, manger, c’est mal, baiser, c’est mal, boire, c’est mal, sortir c’est dangereux parce que pollution, voiture, vandalisme, etc… En fait, concrètement, aujourd’hui tout est dangereux, cancérigène, létal, etc. La vie, c’est mortel. D’accord. Mais pourquoi un tel acharnement sur les fumeurs? 6% dans notre gueule en octobre, le décret d’application de 2007, et là pour une pauvre baisse commerciale de la part d’une putain de compagnie, on parle de surtaxer, encore, toujours et plus? Comme si on nous faisait déjà pas des pubs dégueulasses le tout accompagné d’une pression sociale très bizarre et passablement contradictoire, on nous rajoute une sorte d’oppression gouvernementale. Ma théorie, c’est que Roselyne B. a grandi dans un couvent. Ou alors c’est une ancienne toxicomane en difficulté. Je vous avoue que je reste perplexe et dégoutée. Fumer, c’est un choix, une décision, ça concerne une personne qui, quand elle n’est pas trop débile, ne l’impose pas à son entourage. On parle de tabagisme passif, j’aimerais qu’on me parle d’alcoolisme subi. J’aimerais qu’on arrête de se lancer dans une chasse aux sorcières à la con sur une tranche de la population qui, de toutes façons, continuera de fumer. J’avais 15 ans, pas une thune, et je me démerdais toujours pour me payer mes paquets alors qu’on arrête de déconner trente secondes et qu’on se pose de vraies questions importantes pour la planète genre sur la SNCF, le bleu canard de la dernière collection de San Marina ou la diffusion d’une émission comme l’Amour est dans le pré sur M6. Merde, quoi.

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