Le grand dilemme quand j’écoute de la musique, un dilemme cornélien s’il en est, c’est de savoir si je préfère écouter par facilité de la musique que je sais bonne, c’est à dire celle de mes playlists, ou bien partir dans une aventure musique, tel un archéologue du web, à la recherche de nouveaux talents. Ou anciens pourquoi pas. Mais ma soif de découverte est inextinguible, du coup je ne peux me passer très longtemps de traîner comme une âme en peine sur la toile avec l’indicible espoir de découvrir un trésor musical. Et quelle joie quand cette quête porte ses fruits. Mais j’arrête l’emphase est termine mon récital : j’ai découvert aujourd’hui The Black Keys.

Je suis sûr que certains d’entre vous seront choqués à l’idée que je ne connaisse pas ce groupe qui s’est apparemment taillé une renommée assez conséquente dans le milieu du rock underground. Mais fuck. Pour ceux qui ne connaissent pas, j’espère que ce billet sera une occasion d’élargir encore leurs horizons. Je ne suis pas tombé amoureux de ce groupe, mais j’apprécie grandement leur originalité.

« The Black Keys est un groupe de blues rock américain originaire d’Akron dans l’État de l’Ohio. Le groupe est composé de deux membres, le chanteur et guitariste Dan Auerbach et le batteur Patrick Carney.

Les Black Keys sont souvent comparés avec le groupe The White Stripes parce que tous deux sont des duos influencés par le blues rock ayant émergés à quelques mois d’intervalle. Pourtant, le son des Black Keys est beaucoup plus enraciné dans le blues traditionnel et moins pop rock que celui des White Stripes. »

Voilà pour le bref résumé. Je ne peux nier que dès la première écoute, le nom de The White Stripes a résonné à mes oreilles. Ne comparons pas l’incomparable cependant, The White Stripes reste et restera mon idole du blues/pop/rock des années 2000. Mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le son de The Black Keys qui, par un astucieux mélange de sonorités électro, de racines blues et de rythmes rocks, parvient à donner un véritable coup de fouet au genre, une touche de nouveauté et d’originalité qui me rappelle combien j’aime le rock et quel avenir florissant ce dernier a encore devant lui.

Prenons le morceau linké ci-dessus, Psychotic Girl. Une guitare bluesy, une tonalité rock, des effets numériques, des chœurs. Voilà un melting pot musical digne d’être écouté. La voix déshumanisée du chanteur accompagné des sons stridents donnent au morceau dans son ensemble un aspect lancinant, baigné d’un halo de nostalgie et perturbé par des pointes de souffrances authentiques.

Leur dernier album en date, Brothers, est un véritable bijou à lui tout seul. Tout n’est pas excellent, mais il dégage une atmosphère rare de tranquillité vivifiante, toujours à la limite entre la mélancolie et l’espoir. Rien que pour ça, je kiffe. J’espère qu’il en ira de même pour vous. Mais je ne peux vous quitter sans illustrer le lien entre The Black Keys et The White Stripes. Enjoy.

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