Après une chevauchée fantastique à dos de vélo électrique, ma journée avait plutôt bien commencée. Oui lecteur, j’étais de bonne humeur. Quoi, tu bug sur le vélo électrique? Je t’assure que c’est l’invention du siècle. Mais peu importe. Ma journée ainsi entamée, rien ne semblais pouvoir vaincre l’humeur triomphale qui m’habitait. Et là, de fut le drame. Oui lecteur, le Drame. Avec un grand D. je ne sais ce qui m’a pris, mais pris d’une soudaine impulsion, j’ai lancé deezer, jeté un rapide coup d’oeil à sa page d’accueil en quête d’une nouvelle trouvaille musicale. Mais le pire m’attendait. Tout d’abord, premier choc : nouvel album de Wu-Tang Clan. Second choc, nouvel album d’Eminem. Ne te méprends pas, jusque là, je suis aux anges. Mais peut-être devrais-je commencer par vous parler un peu de ces deux légendes?

Pour Wu-Tang, tout commence avec trois cousins qui deviendront trois figures du mouvement hip-hop : RZA, GZA et Ol’Dirty Bastard. Ils seront rejoints par Raekwon, Ghostface Killah, Method Man et j’en passe. Si tu connais un peu le hip hop, tu connais ces noms. Si tu n’y connais rien, peu importe, le tout est de savoir que ce groupe est légendaire pour avoir produit un nombre de tubes remarquables, éclectiques et originaux. Il forme à lui tout seul la figure centrale du rap East Coast. Je ne m’étendrais pas d’avantage. Disons qu’on se souviendra de Wu-Tang pour ce genre de monuments :

Pour Eminem, je suppose que ce nom n’est inconnu de personne. Je pense que Wiki résume parfaitement l’animal : « Eminem est considéré, tant par la critique musicale que par la communauté rap comme un rappeur hors pair. Il se distingue notamment pour son maniement habile de l’allitération, de l’assonance ou des jeux de mots, et par son énergie verbale[8]. Ses qualités de parolier lui valent la récompense du Best Lyricist of the Year (« Meilleur parolier de l’année ») au Source Awards en 2000 et le titre du Best Rapper Ever par le magazine Vibe en 2009. Il est controversé pour certaines de ses chansons. Avec l’énorme succès critique et publique de son album The Marshall Mathers LP sorti en mai 2000 et sa nomination pour quatre Grammy Awards, dont l’ « album de l’année », des associations comme le GLAAD ont dénoncé certains de ses textes les jugeant homophobes, tandis que d’autres dénoncent la violence extrême de certains titres. ».

On essaiera de se souvenir de d’Eminem pour sa qualité musicale plutôt que pour ses frasques people. Et pour ça aussi :

Mais voilà, on parle bel et bien de souvenirs. A mon excitation première a vite succédé une immense déception et le triste constat que ces deux géants du hip hop avaient des pieds d’argiles et que ceux-ci ont bel et bien fondu. Abattus par la notoriété ou l’épuisement pur et simple de leur créativité? Je ne saurais le dire. Certainement les deux. Loin de tracer de nouveaux sillages, ni même de marcher dans ceux qu’ils ont eux même tracés, les deux légendes s’enfoncent dans les sentiers de la facilité et de la pauvreté musicale. Loin de créer du neuf dans l’ancien, ils détériorent l’ancien pour créer de l’éphémère. Et de l’argent, pour sûr. Monde cruel.

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