Il y a eu Martine, dont la vie n’avait rien de bien trépidant… Et puis maintenant ya moi, Cendar, à la campagne. Ouais, je suis en vacances en Normandie, chez ma Grand Mère & il était temps d’en parler. D’abord, introduction, qu’est ce que la campagne? En bonne citadine, je n’ai évidemment pas la même définition que tout le monde quant à ce terme terrible qu’est la campagne. Je situe le tout sur une échelle qui va de 10 (ville) à 0 (campagne acceptable) jusque – 10 (là, je me suicide). Le calcul s’effectue sur plusieurs critères : proximité d’un tabac (très important), distance (et temps d’accès) du bar non PMU le plus proche (extrêmement important), temps d’accès à magasin potable pour vestimentation totale (capital) et, enfin, présence ou non : d’un jardin, d’une forêt, d’un champ, d’animaux extérieurs et stupides (genre vache). Concrètement, à 10, je suis en pleine forme. À 5, je tolère. En dessous de 5 et jusque 0, je ne peux pas passer plus de 48heures dans les lieux, en dessous… Je meurs. Phil, pour exemple, habite en 3. Moi en 10. J’ai passé l’année en 7,5. Ma grand mère devrait être à 5,5… Sauf qu’elle a un jardin qu’elle entretient ce qui la fait tomber à un 5 voire un 4,5. En bonne citadine qui se respecte, j’ai besoin de ma dose de pollution quotidienne… Preuve en est que, hier, j’ai dû aller chez le médecin pour aller sauver mes poumons abîmés par l’air pur. Un jour, il faudra que je vous raconte ça, d’ailleurs, je suis sure que ça vous amuserait beaucoup.

Anyway, je suis là pour me plaindre. Ce matin, 9h45, mon réveil sonne. J’ouvre un œil perplexe sur mon environnement, me repose encore un peu… Mais non… Ma Grand Mère débarque dans ma chambre « Cendar, il va falloir que tu te lèves! ». Bah oui, parce qu’un ami de la famille est venu tailler les haies du jardin… Il va pas non nettoyer derrière lui, faut pas déconner… A peine mon café avalé que je suis donc réquisitionnée et c’est clope au bec que je suis allée nettoyer le jardin, râteau en main. Jusque là, tout allait bien tant qu’on omettait les merdes du petit chien ça et là au milieu des bouts de haie. Je râle sans râler, je râtelle, je ramasse, je fous le tout dans un sac, presque on dirait que j’étais une vraie professionnelle avec un vrai jardin et pas juste une stagiaire… Jusqu’à l’arrivée inopinée de celui que nous appellerons aujourd’hui Raymond. Connard de Raymond. Qui est Raymond? Vous vous le demandez, normal. Raymond, c’est ça :

Allez-y, foutez-vous de ma gueule. Ouais, j’ai développé un tel dégoût pour les gastéropodes que le tout en est devenu phobique. Même pas honte… Parce que je n’ai pas peur qu’il m’attaque, je n’ai pas non plus peur qu’il me bouffe. Je trouve juste ce genre de bestiole à gerber… Je tolère même presque sa présence. Enfin j’essaye… A condition de ne pas être surprise (si, si, on peut être surprise par un escargot, je vous assure). Non, parce que, c’est pas la petite bête qui va bouffer la grosse. Araignée? Même pas peur. Serpent? Je trouve ça marrant, moi (faut dire que mon baby sitter dans mes jeunes années avait un boa). Les souris? Bah c’est une souris quoi. Il y a juste les escargots (limaces et autres assimilés). Et qui dit jardin dit nécessairement au moins UN escargot. Esquivant savamment Raymond pour pouvoir finir ma tâche et ainsi satisfaire à mon rôle de petite fille presque modèle, je continue donc de râteler, ramasser, jeter, etc… Jusqu’à l’arrivée de Gaëtan, petit fils de Raymond, version minisize mais dégueulasse quand même. Que d’émotion, mes amis, que d’émotion. J’ai fini par achever mon travail et là… Ouais, je suis allée me réfugier à l’intérieur, devant la télé et derrière une tasse de café fumant, clope au bec pour me remettre de mes émotions.

J’aime pas la campagne, je veux ma dose de pollution, les vieilles du quartier me retournent l’estomac et, franchement, heureusement que ma grand mère est cool sinon je crois que… Oui… Je crois que je ferais une dépression. Enfin. Je vous laisse, rhum, clope, terrasse. Ya pas que des mauvais côtés à la campagne, dans le fond.

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