Bonjour, bonsoir, allez vous faire foutre, je suis de retour… je vous ferais bien moi-même le compte-rendu de mon week end mais j’ai tellement gavé tout le monde que j’ai dû trouver une autre solution. L’avantage, dans le fond, c’est que je ne passe pas mes week-ends d’anthologie avec des bras cassés et que les gens à la cool, chez moi, ils savent écrire. J’vous ai déjà parlé de Shida, je crois.
Bon bah voilà. On fêtait nos deux ans de mariage, mon année, l’année de notre camarade/hôte et tout le reste. Comment vous foutre la haine en plus de 900 mots, par Shida, c’est pour vous, Lecteurs.

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Ami du soir, bonsoir. Les présentations seront brèves. Descendez de quelques articles et cherchez la mention d’une très bonne compagnie pour un week end plein de promesses. La très bonne compagnie, c’est moi et C. Et nous sommes réunis ici, non pas pour célébrer une quelconque union qui finira sans doutes en versement d’une pension alimentaire mensuelle, mais bel et bien pour vous fournir le récit de notre week end. Vous avez le droit de vous en foutre, n’oubliez pas l’endroit où vous lisez ces quelques lignes. Bref, Nietzsche a dit que Dieu est mort, bah il avait tort, il était juste sorti s’acheter un paquet de Chester les enfants… Et pendant que Nietzsche se la coulait douce à bouffer les pissenlits par la racine, Dieu, clope au bec et son verre d’Oban dans la main, créa le Jazz, le Rock, et AC/DC.

Arrivée à Paris. Première étapes, un tabac. OCB slim et Classic Red. Plastique déchiré, crépitement de briquet, et j’inhale ma première clope parisienne depuis un bon moment. Les gestes de survie ayant été consommés, direction le métropolitain. Mais je suis moi. Et moi sans l’Echec, ca ne serait pas vraiment moi. Y’a aucune station de métro sur ce putain de boulevard Magenta. Descente dans les entrailles du monde, dédales de boyaux aux effluves d’urine et de transpiration. Imaginez le bonheur, la jouissance, que peuvent procurer les émanations transpiratoires d’une mégère de 130 kg … Le pire c’est que j’ai pris le tout avec une certaine mesure de nostalgie. Le gras des barres dans le métro, les vieilles qui vous empêchent de marcher à une allure décente, les vendeurs à la sauvette, les clodos sur les banquettes… Ca fait partie du truc. Paris sans tout ca, c’est un peu comme un repas sans dessert. Retrouvailles avec Cendar et C. Je place quand même une petite dédicace pour tous mes nègres de Paname et du 92 la famille de C, qui nous a fourni de loin l’endroit le plus calé dont j’aurais pu rêver pour loger dans la capitale.

Anyway, pendant que ca se vestimente, je change ma sonde urinaire (private joke) et je prépare les munitions pour le concert. Le petit Paulo ne s’est pas tapé 7h de voyage pour nous regarder en chien de faïence. Un métro et un RER plus tard : Saint Denis. Car oui, ami lecteur, nous aimons le grandiose, le drame et l’indécence. C’est donc au Stade de France que ca se passe. Escale malbouffe. Le Mcdo étant blindé, il nous faut partager une table avec une parfaite inconnue. Après lui avoir infligé nos discussions à tendances largement gerbatoire, cette dernière, devant l’afflux massif de personnes en direction du stade, s’excuse de devoir nous adresser la parole (un bon point pour elle) puis nous demande le sujet de la sauterie de ce soir (Cékileconsersesoir ?). Haussement de sourcils général de notre part. Faisant preuve d’un civisme à la limite de la bêtise, tant l’affront semblait important, nous lui assénons un triple AC/DC.

  • « Connais pas faudra que je me mette à la page »

Merci pour la culture musicale de la France d’en bas. Qu’on puisse ne pas me fredonner une chanson, ok. Mais n’importe quel lascar de Chatelet aurait au moins eu la décence de répondre un truc du genre : « Ah mais c’est trop véner ca c’est pourri », pour ensuite éventuellement nous qualifier de métalleux voire de satanistes et ainsi voir le mérite de nous avoir fait bien rire.

Hydratation massive et forcée. La Cékurité ne nous laissera pas entre avec notre bouteille d’eau. Et les bouteilles vendues le sont sans bouchons. J’imagine sans mal le potentiel destructif de quelques grammes de plastique, et suis d’ailleurs étonné que le gouvernement Bush n’ait pas pensé à en tenir compte lors de sa campagne irakienne en quête d’ADM, mais où est la cohérence quand il reste tout un tas de choses à lancer, à commencer par les verres à bières eux aussi en plastique dur ? Bref une très bonne première partie de Slash, même si la tracklist n’était pas forcement dans le meilleur ordre possible. Il n’empêche que chauffer 90 000+ personnes, c’est un métier. Surtout quand lesdites personnes ne sont pas forcément venues vous voir. Puis AC/DC … Voir un tel concert implique un avant et un après. J’ai pu m’en rendre compte avec Cendar pour les avoir vu quasiment un an jour pour jour plus tôt. C. était prévenue. Il est vraiment difficile de verbaliser ce que l’on peut ressentir après deux heures d’orgasme auditif. Deux heures, à crier, sauter, chanter, headbanger et se prendre les pieds de ceux qui slamment en pleine figure. Je m’en serais vraiment voulu de ne pas avoir vécu ca … Deux fois ^^.

Le voyage de retour fut sans doute long et désagréable. Perdus au milieu d’une marée humaine ayant pour destination la gare la plus proche, quelques échecs plus tard, on joue les ninjas pour obtenir des places assises dans le wagon, au nez et a la barbe d’un quidam. Je n’ai pas eu l’occasion de croiser son regard, mais j’ai sans mal senti la déferlante d’ondes négatives dirigées vers ma frêle personne. Ne manquait plus que la poupée de paille et les aiguilles. Malgré tout cela, c’est sur un petit nuage, sourire béat et silence de rigueur, que le trajet de retour s’effectua. Entra alors en scène le fameux whiskey. Chesterfieldien…

Ce qui est plaisant dans l’expression grasse matinée, c’est ce grasse. Ce surplus d’ectoplasme, inutile, dégoulinant. Se répandre comme un putain de flan sur son matelas. Déborder. Suinter. Se complaire dans sa fange. Mais surtout, ne pas bouger. A peu de choses près c’est comme un big mac, c’est vraiment crade, mais qu’est ce que c’est bon … En parlant de Burger, petit cours d’hygiène de vie (valable uniquement pour un lendemain de fête ou événement exceptionnel). Se lever à 13h. Contempler d’un œil torve des gens qui mange de la nourriture saine. Passer au Mcdo pour prendre un cheese, histoire de ne pas s’autodigérer en attendant le repas. Prendre une bière en terrasse du Hard Rock Café. Commander un burger. S’extasier devant la gueule de son burger (pouvoir choisir la cuisson de la viande c’est le luxe absolu). Consommer ses 300 grammes d’indécences. Dessert. Juste intestable. Le tout avec des gens d’exceptions en face de la guitare de BB King … No comment.

Sortie du resto a 18h30 >.<. Chatelet. Tour Saint Jacques pour y retrouver le Paulo. En 23 ans d’existence, j’ai atteint un tel niveau d’échec qu’il me suffit de l’invoquer pour que celui-ci se réalise. Une fois le mode chinois activé direction le Beho. Ami lecteur, si tu ne connais pas le Beho, tu as tort. Tout simplement tort. Le Beho c’est un petit bar en plein Chatelet, place Sainte Opportune qui fait d’excellent Mojitos. Là c’est le moment ou tu argues que tu en connais des tas des bars qui font des Mojitos à la cool. Tu es prévisible lecteur… Tu en connais beaucoup des bars à Paris qui font Happy hours de 15h à 23h avec des cocktails à 4.50€ ? En plein Chatelet ? Bon eh bien maintenant t’en connais un. L’autre avantage du Beho, c’est qu’il se trouve à moins de 100m du Duc des Lombards.

Le Duc … Ca se passe de commentaires. Je te renvoie à l’article correspondant pour plus de précisions. La version courte, c’est légendes vivantes du Jazz, ambiance cosy, et vin de qualité. Mais comme nous sommes des apôtres de notre seigneur l’Echec, bah nous échouons. Le concert est complet, la prochaine session est dans deux heures … L’heure étant toute désignée pour un McFlurry KitKat sans nappage, c’est dans un énième McDo que nous échouons. Un débat sur la présence du design au McDo plus tard (A savoir que de plus en plus au McDo vous vous asseyez sur des chaises de chez Vitra, dessinées par les Eames ou encore Van Severen, ce qui me fout personnellement les boules), direction le fameux concert. Premiers arrivés, premiers servis. Nous sommes à la base de la queue qui se forme doucement. Pendant que mes comparses sont lancées dans une discussion animée pour meubler l’attente, je remarque l’arrivée d’un groupe de personne qui se place tout simplement devant nous. Quand ca fait 20min que vous faites le piquet, ca interpelle un peu. Il s’avèrera plus tard que c’était les amis de la chanteuse. Toujours est-il que les amis des amis se pointent. Et qu’après une hésitation gênée vous décidez de tabler sur la non réaction de la queue et de les faire vous rejoindre, grillant ainsi la politesse à la 20aine de personnes qui font les plantons. Tandis qu’un sourire s’esquisse sur mon visage, j’accroche le regard de celui que nous appellerons « le Chef ». Et le Chef, même si il est l’ami de la chanteuse, il est conscient qu’il a le cul merdeux à passer devant tout le monde, et surtout à faire passer les autres. Alors quand le regard du Chef croise mon sourire, il se raidit tout doucement. Il essaie de soutenir le regard de ce petit merdeux qui le toise avec son air narquois. Il sait ce que je pense, c’est assez explicite. Et tout d’un coup le vernis de sa fausse bourgeoisie se craquelle. Il hésite à faire fi de la bienséance et me demander ce que j’ai à le regarder comme ca. Mais il n’en fera rien.

Puis le Duc. Après une négociation courte mais efficace, nous nous installons derrière le pianiste. Définitivement derrière le pianiste … Quand je dis derrière, je ne fais aucun euphémisme. Le Duc, c’est une salle conviviale et chaleureuse. Donc quand je dis derrière le pianiste. Ca veut dire que je n’ai pas besoin de tendre le bras pour atteindre le clavier. Hommage à Cole Porter, c’est ca qu’est la vérité. S’ensuivirent donc 1h30 de voyage limite mystique, emportés par des musiciens tous plus talentueux les uns que les autres et une chanteuse franchement douées. Encore une fois il est difficile de verbaliser ce que j’ai pu ressentir pendant ce lap de temps. Si ce n’est que le blanc que nous buvions était franchement bon. A noter le fils de la chanteuse, qui le temps d’un ou deux morceaux s’est payer le luxe de jouer au Duc. Du Cole Porter. A 15 ans. Pianiste Jazz à 15 ans ca fait vraiment mal.

La fin de soirée fut simple et agréable. Des classiques du rock, de la musique suédoise … Ami lecteur tu n’oublieras pas d’aller mater Ashes to Ashes, de préférence en HD sur dailymotion.

J’ai encore des moments, des images, et des rires pleins la tête. A mes compagnons de week end, je vous salue franchement bas. Chesterfieldien … Tout simplement.

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A vous les Studios. Parce que, moi, Cendar, j’ai juste rien à vous rajouter.
ça, c’est fait!

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