… Ou pas. Non, je plaisante. En fait, ce matin, alors que j’allais gentiment au travail pour me brûler les mains avec des assiettes aux températures volcaniques, mon Ipod m’a balancé « Il en faut peu pour être heureux », vous savez, le tube du Livre de la Jungle. Là, réflexe humain oblige, j’ai traversé la ville avec une banane pas possible, en plein délire. Bah ouais. Nostalgie, nostalgie, l’enfance, l’âge d’or, tout ça, aka l’époque où je croyais encore qu’on sortait l’argent à volonté des machines et que notre maison c’était l’endroit où on vivait et que c’était gratuit.

Quand j’étais gamine, j’ai vu tous les disneys de l’époque. Tous. Sans déconner, Disney, c’était le rêve… Et ça a été encore pire quand je suis allée à Disney Land. Bref. Je vous fais le topo, hein, Aladin, La Belle au Bois Dormant, Cendrillon, La Petite Sirène, Le Livre de la Jungle, Peter Pan… On rêve quand on est enfants, on rêve fort, on rêve grand… On rêve de toujours, on rêve d’ailleurs, de nul part, de magie et de réalité édulcorée. Le secret de Disney, c’est une princesse (ou un héros), des intrigues de ouf avec un vrai méchant et puis, à la fin, un Happy End presque difficile à atteindre, le tout sur des chansons toutes plus originales et entraînantes les unes que les autres. Et puis, un Disney, c’est universel, c’est l’essence même de nos âmes d’enfant. Si j’ai toujours eu du mal à être émue par Bambi, pour une raison étrange, même à 20 ans, j’ai toujours du mal avec la mort de Mufasa dans le Roi Lion. Le ROI LION, merde. Vous réalisez un peu le tabac qu’a fait ce film? Enfants, adultes, vieux, on l’a tous vu, c’est un classique. D’ailleurs, il n’y a pas d’attractions Roi Lion à Disney Land Paris. Je trouve ça dommage. Enfin. Hakuna Matatah. Une philosophie de vie qui a traversé les âges…

Le Monde de Mickey, c’est… Pouah. D’ailleurs, pour votre information, rien ne passe mieux qu’un Disney un lendemain de soirée. Il n’y a pas longtemps, j’ai revu Kuzko. Kuzko et le groove de l’empereur. Et l’écureil. Et Izma. Tellement de fous rires, même aujourd’hui. Et puis, avec le festival d’animation (FIFA Annecy 2010), j’ai pu voir La Princesse et la Grenouille, le dernier Disney en date. Et… Ouah! Walt Disney se recycle. Un film drôle, un vrai, dans la lignée des Shrek et autres nouveautés. Une héroïne afro américaine, une époque loin, loin, des châteaux de Princesse. La Nouvelle Orléans, le Jazz, le Bayou. Une petite bande son très Disney mais avec une phase plus moderne. De la poésie pseudo recherchée, un méchant fourbe juste comme il le faut, des meurtres, des courses poursuites entre deux jets de morves d’alligators. Génial, non?

Alors après, oui, c’est un fait, Disney ou pas Disney, chacun ses choix, chacun sa génération. Mais je suis certaine que vous avez tous vos références jeunesse. Capitaine flamme? (tu n’es paaaaaaaas de notre galaxiiiiiiiiie…). Albator? Anastasia? Quoi d’autres? Et les Minikeums, ça vous parle? Je vais aller me mater Rox & Rouky, ça me fera du bien avant de retourner travailler pour me rappeler que, non, l’argent ne sort pas tout seul de la machine, que les courses ne viennent pas toute seule dans le frigo, tout ça, et que je me rappelle vaguement où se trouve l’aspirateur…

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