Il fait beau, aujourd’hui, il y a sans doute des touristes partout, les oiseaux chantent, le monde est heureux. Tant mieux, c’est d’autant plus drôle de faire chier son monde avec une telle ambiance. Ça m’inspire. Parce que, oui, je l’avoue, je suis une sadique. Attention, je vous parle de sadisme pur, de sadisme gratuit, du plaisir simple de se défouler sur quelqu’un, d’aller à l’encontre du lâcher prise le plus gratuitement du monde. Je ne sais pas vraiment pourquoi, ça doit être un vieux fond d’esprit de domination et de tyrannie qui m’est inné, mais rien ne me plait plus que de déstabiliser les gens, de voir leurs regards trembler leurs doutes, leur peur, aussi, parfois. Au delà de cette simple constatation qui m’assimile sans mal à un cas psychiatrique, je pense qu’il faut se pencher là dessus. Ensemble, voyons le contre et le pour de la méchanceté gratuite (et je ne vous parle pas du conflit entre proches qui relève de la destruction mutuelle, non, non, ça ça pourra toujours faire un article plus tard).

Définissons en premier lieu la méchanceté gratuite. On s’accordera sur le fait que l’acte de méchanceté gratuite se résume par la simple attaque gratuite et aveugle d’une personne innocente. Un passant mal habillé, une personne qui vous bouscule, qui vous emmerde, un représentant politique qui vous accoste (les communistes sont mes préférés, un plat de choix) ou toute autre cible possible. L’attaque doit être objective, froide, insensible… Amusée. Et amusante, évidemment. On trouve aussi la méchanceté gratuite auprès de notre entourage mais ça relève plus de la taquinerie donc abandonnons cette hypothèse pour nous contenter du massacre d’innocent.

1 # La méchanceté gratuite – bouh – c’est mal…

Oui, c’est mal, c’est méchant, c’est pas sympa… Et alors? Le monde est ainsi… Illusionnés sous des rêves de Démocratie, on oublie trop souvent que Chester est Loi du Talion. Alors si quelqu’un trouve une cible facile, c’est la moindre des choses que de la persécuter. Pourquoi? Parce que ce serait contre nature de laisser ce plaisir à quelqu’un d’autre. Parce qu’une cible facile trouvera toujours son prédateur. Parce que quelqu’un qui ne sait pas répondre à un autre a un sérieux besoin d’entraînement pour apprendre à se défendre.
1 # conclusion – En fait, nous les sadiques sommes de bons samaritains.

2 # La méchanceté gratuite, c’est carrément trop facile.

C’est pas faux… Mais sur le long terme, la persécution, c’est comme l’échec : ça devient un art. Il faut savoir repérer la bonne personne et trouver les bons mots. Le but, c’est d’atteindre la jubilation particulière de la seconde S… L’objectif n’est pas tant la destruction de la cible que son renforcement. Si tu la recroises plus tard, tu espères évidemment qu’elle tentera de te rendre la monnaie de ta pièce, histoire de corser le jeu.
2 # conclusion – La méchanceté gratuite, c’est une sorte de pratique alchimique à but harmonique.

3 # La méchanceté gratuite, c’est un truc de pute.

Ah bah, là, de fait, je ne peux pas lutter… Donc… 3 # conclusion – Ouais, la méchanceté gratuite, c’est un truc de pute. Mais je suis une pute.

Au final, les gens te détestent, les gens s’amusent avec toi, les gens t’aiment, les gens te méprisent… Les gens jouent. Mais les gens savent que t’es là. Avec le public ignorant comme avec un entourage averti, le principe de la méchanceté gratuite, c’est de savoir faire œuvre de modération et de le pratiquer avec parcimonie. Quand je vous disais que les putes de ce monde sont des bons samaritains, je ne mentais pas… On endurcit un monde qui se perd dans des illusions bisounoursesques pourries qui ne servent à rien sinon à se mentir en attendant de se prendre le putain de coup de pelle qui vous foutra à terre. J’oeuvre pour le bien de l’Humanité, c’est juste que l’opinion publique et l’Humanité ne sont pas au courant.

D’ailleurs, je me ferais bien un ou deux innocents, là, juste pour le kiffe. Allez-y, détestez-moi. Je suis sure qu’une majorité d’entre vous partage mon petit loisir. Chacun ses vices…

Publicités