Tout récemment on m’a encore rappelé que la musique n’était qu’une question de goût. Je ne sais pas vous, mais perso, je suis pas d’accord. L’oreille s’éduque, le goût aussi. Non pas que je prône une dictature du goût dont je serais le Staline, simplement, il est possible de classer la musique. Peut-être que les seuls adjectifs « bonne » et « mauvaise » musique sont réducteurs et impliquent une partition trop sectariste et précarisante (j’adore ce mot) de la musique, mais cela ne signifie cependant pas que tout son puisse être nommé « musique ». La musique est certes un appel à la diversité, mais un appel de l’art. La diversité rend impossible sa catégorisation, mais le caractère artistique impose une différenciation entre la création et la réplication. Voilà les seules distinctions qui ont valeur à mes yeux.

« La musique est un art, celui de la muse Euterpe dans la mythologie grecque. Elle est donc à la fois une création (une œuvre d’art), une représentation et aussi un mode de communication. »

Mais qu’est-ce que la réplication alors? C’est parti, je pose le pied sur la ligne rouge. Hé bien les exemples ne manquent pourtant pas : Rihanna, Kesha, Lady Gaga, Justin Bieber, Timbaland, Shy’m… Et j’en passe, évidemment. Je ne critique pas ceux qui écoutent ça. Ils font bien ce qu’ils veulent. Et puis ça fait marcher une industrie qui, outre sa fonction de normalisation de la pensée collective fait toute de même fonctionner une immense réseau d’entreprises et permet de fournir à énormément de monde un travail. Ceci était la parenthèse sociale. Parenthèse fermée.

Soyons honnête, ce genre de musiques, que dis-je, de produits me donnent envie de régurgiter mon goûter (car oui, le point crucial de ma journée est le goûter).

Le revers de la médaille, c’est que cette industrie ne se contente pas de produire ses titres aux demandeurs. Elle porte en elle la veine universaliste mue non pas par un quelconque idéal, mais bien par l’appât du gain. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, nous sommes tellement imprégnés de cette culture de carton pâte qu’il est difficile de savoir où chercher de la musique. De la vraie, vous voyez.

Alors voilà, si toi aussi, lecteur, tu partages cette triste vision du monde musical contemporain, je vais te donner un tuyau. Si tu n’adhères pas à ce que je viens de dire… Hé bien pas besoin de lire la suite.

Alors la question était de savoir où trouver de la bonne musique. Certes on trouve tout un tas de bons sites mais souvent spécialisés. Et comme je l’ai dit, aimer la musique, c’est aussi aimer la diversité. Si c’est ce que tu cherches, ton bonheur – je l’espère – se trouve ici.

Radio Nova. Radio Nova, c’est la contre industrie. C’est des coffrets de 25 cd pour des prix défiant toute concurrence. C’est des compilations Nova Tunes de toute la musique que tes radios ne passeront jamais et qui te font reprendre espoir en l’art du troisième millénaire. Radio Nova, c’est aussi penser un peu la musique pour penser la société. Partager. S’ouvrir. Je vais pas non plus lui allumer des cierges, rassurez vous, mais son existence me réconforte en ces heures sombres où le faux dévore le vrai, et où l’espoir se perd dans un océan de Dance Hits.

Alors voilà. Si ça te branche, lecteur, vas faire un tour sur Nova Planet. C’est un foutoir indescriptible, mais c’est le genre de foutoir qui recèle les trésors les plus merveilleux.

En espérant avoir donné un peu d’espoir à ta journée.

Ton dévoué serviteur.

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