Lecteurs. Lectrices.

Aujourd’hui, parce que je suis très contrariée par l’absence de lucidité de certains, je vais vous expliquer pourquoi j’aime ce blog, pourquoi j’écris sur ce blog et pourquoi je suis une élève en Droit presque fière d’être française. Paf, prenez-vous ça dans les yeux, si ça vous fatigue déjà, ne vous inquiétez pas, je vous posterais un truc made in Cendarland lundi mais, là, il est temps de mettre trois quatre points sur les I. Voire sur les Y. Imaginez le délire.

Parce que, personnellement, si j’écris sur ce blog (et je pense que c’est également le cas de Phil), c’est pour partager… Tout simplement. Pour partager mes délires, mes accès (réguliers voire continus) de démence, pour partager mes pensées, un peu de ma culture… Bref… Si j’aime ce blog, c’est aussi parce qu’il provoque l’échange… On a deux trois articles mythiques où les commentaires m’ont arraché des fous rires… Phil et moi, quelque part, on se confronte, on donne nos avis, il n’est pas rare qu’on en reparle après… Deux trois personnes m’ont fait retour de certains des articles postés, ça provoque des discussions… Et puis, personnellement, ça me détend, d’écrire, surtout mes conneries, et j’espère réussir à vous divertir aussi, à mes heures.

Entre vous & nous, c’est donnant/donnant. Fifty-fifty, voyez.

Si je suis juriste et française… C’est à cause de 4 petites lettres : DDHC.

Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Alors, ouais, on n’est pas parfaits, ni lui, ni moi. Ouais, des fois, on a la gueule un peu trop grande, on s’exprime un peu de travers… Oui, c’est vrai, des fois, on vous provoque ouvertement… Mais on dit ce qu’on veut.

Oui, Phil a écrit un article discutable sur l’UNEF. Eh bien le secrétaire général de l’UNEF a débarqué, on a débattu sur des points précis, on en a discuté, les choses se sont finies le plus cordialement du monde… On s’est exprimé, de notre côté, lui du sien et si, pour sa pub, il a fait tourner l’article, ça ne nous aura pas spécialement fait plaisir (on n’est pas vraiment pro UNEF, faut le dire) mais ce n’était que justice. Et juste rémunération pour sa participation au débat.
Oui, j’ai écrit un article sur les communistes… Et les communistes se sont exprimés.
Oui, j’ai tué mon poisson. On m’a traitée de meurtrière, à raison.

C’est le jeu. C’est comme ça que ça doit se passer. On vit des trucs, on pense à des trucs, on les partage avec vous et si vous avez une critique à émettre, on est là pour la lire. On vous fait part de ce qu’on a pu voir, entendre, expérimenter… On vous donne parfois des idées, des pistes… On critique. Oui, c’est vrai, on critique.

Mais vous savez quoi? C’est notre droit.

Qu’on vienne agresser mon co-bloggueur parce qu’il a osé (han, le salopard) dire qu’il n’a pas aimé la dernière soirée médecine en date… Non. Non, je suis désolée, je ne vous permets pas de débarquer dans notre espace d’expression pour tenter d’imposer une dictature du « c’est dégueulasse de dire ça », et pourquoi pas « vous êtes méchants, je vais me dire à ma maman? » . En quelques mots : les Bisounours, dehors. Oui, je suis ce genre de salope qui l’ouvre toujours pour mettre les deux pieds dans le plat et, vous l’aurez remarqué, je suis légèrement énervée. Parce qu’organiser une soirée, certes, ça prend du temps, mais quand le résultat est décevant, faut pas s’amuser à la jouer croisade divine pour défendre un mythe qui est mort. Les soirées médecine de Grenoble étaient mythiques, la réalité les a faites changer, c’est dommage, mais c’est comme ça. Et c’est notre droit de donner un avis sur ce que nous avons vécu, c’est le droit de Phil de dire qu’il n’a pas aimé… Il n’a pas critiqué l’organisation, il n’a visé personne, il a simplement été déçu et ce n’est pas vos commentaires pour le moins réducteurs voire insultants qui changeront quoi que ce soit.

Quand on organise un truc, quand on s’engage, on s’expose aux critiques. C’est le cas quand on écrit un article, c’est le cas quand on s’engage dans une association, quand on organise un événement… Je sais de quoi je parle. Alors on prend son stéthoscope et on retourne à un terrain qu’on connait. Ou alors on apprend par cœur l’article 11 de la DDHC et on se met à faire des remarques constructives. Compris?

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