Lecteur.

 

Ça, c’était juste pour signifier le début de mes vacances. Passons.

Je me sens l’envie de faire un article sur le sujet phare du programme de cette année qui vient de finir : le communisme. Complètement. A force d’en parler, d’étudier le bordel, etc, entre les USA, l’URSS, la Chine, Cuba, l’Argentine, le Chili, la France, l’Italie et j’en passe, on finit par s’interroger, par se poser quelques questions… Pourquoi le communisme? C’est quoi le communisme?

Le communisme, c’est l’idéologie de la meilleure part de l’Homme aka l’hallucination collective de toute une bande de perchés. Je m’explique. Le communisme c’est le rêve d’un monde d’égalité où, sans l’intervention de l’État, chacun partagerait et vivrait dans un équilibre parfait, où tout le monde disposerait de ce dont il a besoin, où chaque personne serait libre, heureuse. Well. Déjà, paye ton ambiance bisounours, Lecteur, rien que d’y penser, ça me donne la gerbe mais, bon, pourquoi pas, après tout? Je vais t’expliquer pourquoi pas… Et, en plus, j’ai des exemples (c’est ça l’avantage d’avoir bossé dessus pendant toute une année universitaire).

Croire au communisme, c’est croire que l’Homme est capable du meilleur, imaginer que toute personne serait apte à se départir de ses instincts primaires et, surtout, croire à la mort de la loi du Talion. N’importe quoi. Croire au communisme, c’est penser que la société serait capable de se contenter d’un équilibre, d’une égalité, et que personne ne chercherait à obtenir davantage de pouvoir qu’un autre, plus qu’un autre, la part de l’autre. Foutaise. Croire au communisme, c’est s’illusionner sur des valeurs dont l’Homme ne sait faire preuve que de façons épisodiques et, nécessairement, c’est là que débute le délire collectif. En fait, croire au communisme, c’est estimer que le monde des Barbapapas est possible ailleurs que dans un écran de télé, avec d’autres personnages que des être polymorphes, couleur Barbie.

Le communisme, c’est la meilleure part de l’Homme. Le communisme, c’est le déni total de l’Humanité dans son entièreté. Ça, c’est dit. Parce que l’Homme est aussi humain qu’animal, parce que l’Homme a ses instincts, sa part sombre, parce que l’Homme est criminel, parce que l’Homme est possessif, parce que l’Homme, au final, est capitalisme. Parce que l’Homme n’a jamais que 3 ans et que, comme tout gamin, il a besoin de son doudou : son compte en banque, sa maison, son pouvoir, ses ambitions, ses espoirs d’ascension… C’est par pour rien que Jésus est l’idole de milliards d’êtres humains depuis des siècles.

Aussi, amis communistes, j’ai une question : vous fumez quoi, exactement? Je ne comprends pas. Je n’ai jamais compris. Bien sûr, comme tout le monde, j’ai nourri un jour l’espoir secret d’un monde sans entrave et sans guerre, mais à un moment, on pose Paulo et on passe à autre chose. Ce procédé, ça s’appelle le réalisme. Je ne parle pas de résignation, je crois en une amélioration de la société… Mais force est de constater que le Communisme de Marx est une sorte de délire psychédélique irréalisable parce que partant de données incomplètes et fausses. Marx a estimé que les hommes sauraient faire œuvre de leur meilleure part, Marx a pensé que, oui, l’État saurait se retirer. Qu’on me cite un exemple où ça s’est vu et, promis, je brûle tous mes vêtements de marque. Qu’on me donne l’exemple d’une société civilisée (ayant internet et facebook, donc) qui vive dans l’idéal communiste sans qu’une seule personne ait le pouvoir d’en écraser une autre… Je n’attend pas les commentaires, je passe directement à la conclusion puisque je la connais : ma garde robe restera entière, mes amours capitalistes aussi.

Toutes les sociétés ont leur dirigeant, leurs tribunaux, leurs prisons. Toutes les sociétés ont leurs traumatismes, leurs guerres, leurs violences. Toutes les sociétés sont régies par la théorie du Léviathan de Hobbes et ce n’est pas un barbu qui nous fera croire le contraire. Regardez Lénine, ça a fini par Staline puis par l’Echec. Regardez Mao. Regardez Castro. Tous ces espoirs, tous ces rêves, toutes ces illusions, brisées, noyées, assassinées dans la dictature. Bien sûr, les grands penseurs vous diront, et ils ont raison, que ce n’est pas le Communisme, que ce n’est que le Socialisme, que l’œuvre n’est pas parfaite. Certes. Mais savez-vous seulement pourquoi? Parce que l’idéal communiste, mes amis, n’existe pas. Ou, alors, juste dans vos esprits, dans vos rêves, dans vos bouquins. Point.

Désolée, il fallait que ce soit dit.

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