Le monde me consterne. L’homme aussi. Et ce n’est pas pour faire du mauvais esprit que je dis ça. Pourquoi je dis ça? Parce que toute société repose la culture. Et toute culture repose sur l’art. Et tout art repose sur le bon goût. Plus que ça encore, l’art repose sur une démarche. Une esthétique dépourvue de fond n’est pas de l’art. Une idée sans forme n’est pas de l’art. L’art est la combinaison d’une recherche à la fois personnelle de la beauté et de l’originalité, à la fois fondée sur une démarche personnelle et la recherche d’une message intrinsèque à l’œuvre produite. Voilà l’art. Ou du moins, voilà ce qui est digne d’être appelé Art.

Le souci – et là j’enfonce une porte ouverte – c’est lorsque l’Art est formaté, produit et multiplié. Non, je ne parle pas de la censure, et encore moins des régimes totalitaires et de leur normalisation. Je parle de notre société occidentale. La société de consommation a trouvé dans la réplique désincarnée de l’art son filon le plus riche. Qu’on fasse de la musique commerciale, très bien. Qu’on ait la prétention de l’appeler art et de l’ériger au sommet de notre civilisation, de la promouvoir comme démarche créatrice, est juste gerbant. Ne prenez pas ces propos pour les paroles d’un vieil aigri à l’esprit retord et fermé. Je fais des efforts pour accepter ces phénomènes sociétaux comme un embryon artistique et culturel, mais rien n’y fait, quand je vois que Justin Bieber est adulé comme une star et a presque autant de fans en leur temps, j’ai juste envie de régurgiter mon déjeuner.

Car c’est bien de Justin Bieber dont il est question. Un ami m’a poussé a regarder ses clips tellement c’était pathétique. Pourtant je m’y refusais. Et puis j’ai cédé. Et là, c’est le drame. Retour de flamme. A trop vouloir s’isoler des miasmes commerciaux, ils vous explosent à la figure bien plus violemment. Je vois des commentaires et articles sur le net qui font l’éloge de sa voix. What the fuck? Il a une voix de prépubère quoi! Je vois des gens qui font l’éloge de sa musique. What the fuck? Nan mais vous avez écouté? C’est à peine si j’oserais torturer faire écouter un de ses single à un taliban qui aurait sauvagement égorgé toute ma famille… L’égérie de ces pucelles a donc des millions de fans. Il est disque d’or dans quasiment tous les pays occidentaux. Il a bien entendu droit à une page wikipédia où nous apprenons qu’il a été touché très tôt par la musique. Pas assez apparemment.

« Justin voua un intérêt à la musique dès son plus jeune âge. Il apprit seul à jouer de la guitare, du piano et de la trompette, et prit des cours de batterie. ». Que doit-on comprendre? Que c’est une génie? Moi je savais souffler dans un harmonica a 4 ans, taper sur un tambourin à 5 et j’apprenais le piano à 6. Ca fait de moi un génie? Et puis à quoi bon être musicien si c’est pour produire des titres qui sont dénué de toute beauté musicale. Je sais même pas si on peut entendre un instrument.

Ecoutez plutôt.

Ainsi va le monde. N’est-ce pas la pire forme de déchéance? Justin Bieber n’en est qu’une émanation, malheureusement. Son succès va bientôt se dissiper, et le cycle habituel va suivre son cours : après la perte du succès, tentative désespérée de rester connecté au Star System. Productions, labels, noms associés, télé-réalité. Et puis après avoir épuisé tant d’énergie à cette vaine tâche, le petit Justin tentera de faire marcher la machine people, qui s’enrayera bien vite. Drogue, scandales… Dans le meilleur des cas (ou le pire?) notre prépubère canadien disparaîtra aussi vite qu’il est apparu et aura l’extrême amabilité ou humilité de déserter tant nos ondes radios que nos écrans télés sans faire de remous.

Rassurez vous, vous n’avez plus beaucoup à attendre. Selon wikipédia, « Conséquence de la mue de sa voix, Justin Bieber n’arrive plus à atteindre certaines notes du single Baby, le contraignant à changer de tonalité à partir d’avril 2010 ». Alléluia. Le supplice prendra vite fin. Petit Justin va devenir un homme. Un métrosexuel certainement. Sa voix partira tellement en live que même les synthétiseurs ne pourront masquer la catastrophe. Prenons notre mal en patience, donc. En attendant, si vous voulez assister à un beau concentré de néant, d’hypocrisie et de bêtise, regardez cette vidéo. Quant on a rien à dire, autant se taire. Quoique personnellement cela me fasse beaucoup rire. Jaune, le rire.

e monde me consterne. L’homme aussi. Et ce n’est pas pour faire du mauvais esprit que je dis ça. Pourquoi je dis ça? Parce que toute société repose la culture. Et toute culture repose sur l’art. Et tout art repose sur le bon goût. Plus que ça encore, l’art repose sur une démarche. Une esthétique dépourvue de fond n’est pas de l’art. Une idée sans forme n’est pas de l’art. L’art est la combinaison d’une recherche à la fois personnelle de la beauté et de l’originalité, à la fois fondée sur une démarche personnelle et la recherche d’une message intrinsèque à l’œuvre produite. Voilà l’art. Ou du moins, voilà ce qui est digne d’être appelé Art.

Le souci – et là j’enfonce une porte ouverte – c’est lorsque l’Art est formaté, produit et multiplié. Non, je ne parle pas de la censure, et encore moins des régimes totalitaires et de leur normalisation. Je parle de notre société occidentale. La société de consommation a trouvé dans la réplique désincarnée de l’art son filon le plus riche. Qu’on fasse de la musique commerciale, très bien. Qu’on ait la prétention de l’appeler art et de l’ériger au sommet de notre civilisation, de la promouvoir comme démarche créatrice, est juste gerbant. Ne prenez pas ces propos pour les paroles d’un vieil aigri à l’esprit retord et fermé. Je fais des efforts pour accepter ces phénomènes sociétaux comme un embryon artistique et culturel, mais rien n’y fait, quand je vois que Justin Bieber est adulé comme une star et a presque autant de fans en leur temps, j’ai juste envie de régurgiter mon déjeuner.

Car c’est bien de Justin Bieber dont il est question. Un ami m’a poussé a regarder ses clips tellement c’était pathétique. Pourtant je m’y refusais. Et puis j’ai cédé. Et là, c’est le drame. Retour de flamme. A trop vouloir s’isoler des miasmes commerciaux, ils vous explosent à la figure bien plus violemment. Je vois des commentaires et articles sur le net qui font l’éloge de sa voix. What the fuck? Il a une voix de prépubère quoi! Je vois des gens qui font l’éloge de sa musique. What the fuck? Nan mais vous avez écouté? C’est à peine si j’oserais torturer faire écouter un de ses single à un taliban qui aurait sauvagement égorgé toute ma famille… L’égérie de ces pucelles a donc des millions de fans. Il est disque d’or dans quasiment tous les pays occidentaux. Il a bien entendu droit à une page wikipédia où nous apprenons qu’il a été touché très tôt par la musique. Pas assez apparemment.

« Justin voua un intérêt à la musique dès son plus jeune âge. Il apprit seul à jouer de la guitare, du piano et de la trompette, et prit des cours de batterie. ». Que doit-on comprendre? Que c’est une génie? Moi je savais souffler dans un harmonica a 4 ans, taper sur un tambourin à 5 et j’apprenais le piano à 6. Ca fait de moi un génie? Et puis à quoi bon être musicien si c’est pour produire des titres qui sont dénué de toute beauté musicale. Je sais même pas si on peut entendre un instrument.

Ecoutez plutôt.

Ainsi va le monde. N’est-ce pas la pire forme de déchéance? Justin Bieber n’en est qu’une émanation, malheureusement. Son succès va bientôt se dissiper, et le cycle habituel va suivre son cours : après la perte du succès, tentative désespérée de rester connecté au Star System. Productions, labels, noms associés, télé-réalité. Et puis après avoir épuisé tant d’énergie à cette vaine tâche, le petit Justin tentera de faire marcher la machine people, qui s’enrayera bien vite. Drogue, scandales… Dans le meilleur des cas (ou le pire?) notre prépubère canadien disparaîtra aussi vite qu’il est apparu et aura l’extrême amabilité ou humilité de déserter tant nos ondes radios que nos écrans télés sans faire de remous.

Rassurez vous, vous n’avez plus beaucoup à attendre. Selon wikipédia, « Conséquence de la mue de sa voix, Justin Bieber n’arrive plus à atteindre certaines notes du single Baby, le contraignant à changer de tonalité à partir d’avril 2010 ». Alléluia. Le supplice prendra vite fin. Petit Justin va devenir un homme. Un métrosexuel certainement. Sa voix partira tellement en live que même les synthétiseurs ne pourront masquer la catastrophe. Prenons notre mal en patience, donc. En attendant, si vous voulez assister à un beau concentré de néant, d’hypocrisie et de bêtise, regardez cette vidéo. Quant on a rien à dire, autant se taire. Quoique personnellement cela me fasse beaucoup rire. Jaune, le rire.

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