J’aurais pu, c’est vrai, entamer un article ultra vénère sur ma putain de pute de prof d’admin… Mais je me dis que ça ne vous intéressera pas plus que moi. En plus, je vais bientôt reprendre mes révisions, c’est pas le moment de parler de cours (pour info, au cas où vous n’auriez pas encore compris, je suis en exam). Bref, je disais donc, je vais me remettre à mes révisions… Eh ouais, je suis la conscience personnifiée : j’ai lancé deux épisodes d’Ally McBeal à charger. Tout de suite, ça brise un peu le mythe mais, en même temps, je rêve de rajouter une formation en droit privé américain de l’université McBeal dans mon futur CV de juriste professionnelle. D’ailleurs, je trouve qu’on sous-estime trop l’utilité des séries américaines au quotidien. Des séries, en règle générale, d’ailleurs.

Déjà parce que, grâce à Gregory House, tout le monde sait que ce n’est jamais un lupus. Quand vous allez à l’hôpital ou chez votre médecin, tout à coup, vous avez presque l’impression de comprendre ce qu’on vous dit. Une angine ne vous fait plus peur, ça pourrait être pire. Je ne vous parle pas des rapports aux opérations… Quand on voit ce que certains subissent pour survivre dans cette série, on se dit qu’un détartrage chez le dentiste, ce n’est plus la fin du monde. Bref, House, côté médecine, ça aide pas mal à vulgariser la chose. Et puis, House, ça vous fait aussi travailler votre répartie et quand on voit ce qui se balade sur la planète (genre moi, par exemple), je me dis que ça doit pas mal aider. Sauf si, évidemment, ces gens méchants et cruels (comme moi) se forment aussi chez House. Au moins, ça maintient l’équilibre et permet à l’écart de ne pas trop grandir. Vous resterez une victime potable et pas la tête de turc par excellence, félicitations.

Mais ce n’est pas tout. Comme je vous l’ai dit, pour ma part, je suis dans ma période Ally McBeal. Parce que c’est une série de nana et une série juridique. Ultra benefit pour une juriste, voyez. Toujours est-il qu’Ally McBeal, en plus de divertir, pour un juriste, ça permet de ne pas perdre l’habitude de la logique et du langage juridique. Les plaidoiries sont, certes, absurdes, mais elles ont pour elles de suivre la logique du juriste et d’en garder le jargon. Ça permet un petit fil conducteur dans tes révisions, même quand tu te prends une pause.

Les séries américaines, ça aide aussi à s’illustrer et à donner des exemples de ce qu’on essaye de dire. Pas plus tard que ce matin, j’ai sorti à ma coloc « fais lui le « you’re dead to me » look de Lily », dans How I Met your Mother. Ya le Suit up de Barney, dans la même lignée, ou l’ananas des 30 ans de Ted. Niveau vestimentaire, ça tape dans le même délire « je te vois bien avec la coupe de Betty dans the L Word ». Bref, les séries américaines, support visuel de qualité. Même en terme de mort (cf SouthPark)

Et puis… On vous a parlé de l’impact des séries américaines sur les mœurs? Avec Dexter, enfin, on arrête de prendre tous les psychopathes pour des connards et on reconsidère le statut du flic, merci ami tueur en série. Avec the L Word, les lesbiennes deviennent à la mode. Avec How I Met Your Mother, tu apprends des coups incroyables pour serrer tous les soirs et, si t’es en costard, t’as la classe. La série FRIENDS aura popularisé l’idée du friend with benefit. Mad Men a redoré l’aspect cynique du capitalisme.

Création de liens entre personnes ne se connaissant pas. Aussi. Les séries américaines, ça aide pour ça… Quand un total inconnu te sort « it’s going to be Legen – wait for it… – dary » tu sais déjà que ce mec ne sera pas trop con. Il y a des références qui deviennent cultes, des trucs que personne ne peut avoir loupé. En ayant regardé toutes ces séries américaines, tu t’es fondu dans le monde, t’as collé à ton époque, t’es devenu un bout de ta génération, aussi dissident soit-il.

Alors, ouais, je révise un peu en regardant Ally McBeal. Et j’emmerde toujours autant ma prof d’admin.

Publicités