Alors déjà on est le 1er mai. Et ça c’est chiant. Le 1er mai… La fête du travail. Alors déjà on fête le travail, c’est franchement logique. Et le meilleur dans tout ça, c’est qu’on fête le travail en ne travaillant pas. Et ça, ça me pourri bien ma journée, faut le dire. Pas de bar ouvert, et de toute façon, pas de transport. Les français me font chier. Les révisions aussi, mais ça, c’est une autre histoire.

Heureusement, ma journée a été ensoleillée par la diffusion du premier live de Gorillaz en Angleterre qui a eu lieu hier soir. Vous pouvez le voir ici. Oui, je suis fan. N’empêche que la mise en scène est – as usual – impeccable. Je suis tout de même un peu décu par la brièveté de l’évènement (53 minutes). Déçu aussi par l’absence de Snoop Dog, mais avant tout par l’absence des personnages animés sur scène. Le tout perd un peu de son charme. Les panneaux translucides des live de Demon Days ont disparu, perdant un peu l’intimité et la discrétion inhérente au groupe. Mais le tout reste un grand moment de musique, un bon moment de détente.

En parlant de Gorillaz – vous l’aurez compris, j’ai vraiment rien à dire aujourd’hui – je suis tombé sur un article sur le net assez intéressant. Je vous cite l’interview de Damon Albarn : « “Nous serons de retour, et nous préparons une tournée dans toute l’Amérique, si les gens veulent bien de nous. Par contre, il n’y aura pas d’hologramme durant le show.
Tout ça à cause de ce qui s’est passé aux Grammys. Nous avions ouvert la cérémonie des Grammys et à la télévision, c’était magnifique. Sur scène c’était autre chose : il y avait un film invisible sur lequel étaient projetées les images avec un écran de fumée derrière, c’est une technologie victorienne, en fait.
Et Madonna arrive, elle s’est imposée à nous et s’est invitée toute seule dans notre idée. C’est ce que font les gens du genre de Madonna, parce que c’est ce qui donne l’impression qu’ils sont si profonds. Elle s’est invitée toute seule dans notre idée et du coup, nous n’avons pas pu jouer de basse, et quasiment aucun son n’a pu sortir de nos instruments parce que ça aurait fait vibrer le film transparent. On a donc joué en sourdine.
Donc on a ouvert les Grammys mais personne ne nous a entendus dans cette arène immense, et on était dépités à ce moment là. En plus j’ai demandé à Bono de bouger parce que son énorme Stetson me bloquait la vue. Puis notre chanson s’est arrêtée, et Madonna est apparue de l’autre côté de la scène, avec son riff prétentieux d’ABBA à plein volume, et les gens sont devenus fous. C’est à ce moment là que je me suis dis qu’on allait faire simple, cette fois.” »

C’était un peu long, pardonnez moi. Toujours est-il que voilà, une fois de plus, l’art passe derrière les paillettes. Apparemment, certaines personnes considèrent Madonna comme une artiste. C’est dingue non? On peut même lire sur la page wikipédia qui lui est dédié, dans la rubrique « influences artistiques » : « Madonna dispose d’œuvres de Pablo Picasso, Fernand Léger, Salvador Dali, Man Ray et étant une grande admiratrice de l’œuvre de Tamara de Lempicka, elle détient quelques peintures de cet artiste ». Vous aussi vous voyez le lien profond qui unit l’œuvre de Pablo Picasso avec la discographie de Madonna? Je me disais aussi. On nous apprend par la même que Madonna entretient une passion intense voire dévorante avec le cinéma. Intéressant. D’ailleurs, il arrive souvent au détour d’une conversation qu’on nous dise « tu sais Madonna est une surdouée, elle est très intelligente ». Et alors? Elle n’en est pas moins insignifiante. Je pense que ce cher Damon Albarn a parfaitement résumé la chose dans l’interview. Les gens comme Madonna sont profondément vides, et ne peuvent exister qu’à travers le personnage qu’ils ont construit. Parangon de l’idolâtrerie, ces stars ne peuvent exister qu’à travers la vénération de la masse. Mais quelle tristesse. Quelle tristesse de voir Madonna monter sur scène à 52 ans en string, et d’écarter les jambes comme Clara Morgane dans La Cambrioleuse. Quelle tristesse de voir ces gens si adulés totalement prisonnier de leur image.

Bon, peut-être aurai-je du faire une lettre ouverte sur le modèle de ma colblogueuse. Peut-être aurai-je du vous pondre un article de qualité. Mais j’avais juste envie de me défouler. Juste un peu. En attendant, Damon Albarn reste le plus grand créateur de la décennie, et Madonna la plus grande erreur.

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