mai 2010


Aujourd’hui, mon but est d’écrire un article qui puisse vous faire réagir mais qu’on ne puisse pas critiquer à l’exception près de ma syntaxe, de mon style et de cette phrase. Je parie que la plupart d’entre vous m’en pense incapable. Vous auriez probablement raison… En même temps…

J’aime les M&M’s. Complètement… Je dis ça parce qu’une de mes tantes (arrière grande tante en fait mais, comme vous savez que passé 35 ans tout le monde est vieux pour moi, je vous fais grâce des titres de noblesse de ma tante) a ramené un paquet de 1kilo de M&M’s chez mes parents suite à un repas de famille. Trop refaite, je suis. Surtout que je n’avais jamais vu un paquet d’un kilo. Et puis comme j’aime pas les repas en famille, ça m’a aidée à me concentrer sur autre chose. Ouais, misanthrope et pas famille, j’accumule les tares, c’est pour faire attention à mon pedigree en tant que chieuse.

Mais je divague… Vague. J’aime donc les M&M’s. Je les aime, surtout, pour les souvenirs qu’ils me rappellent (une année de colocation, ça vaut de l’or, voyez-vous) mais aussi parce qu’il n’y a rien de mieux pour se donner l’impression de bouffer et de ne rien faire. Chester m’en est témoin. Et puis, bouffer et ne rien foutre, c’est bien un truc d’étudiant en vacances (tant qu’il n’a pas commencé son petit emploi étudiant annuel). En même temps… Concrètement, c’est pas possible de rien faire… Puisque quand tu fais rien, tu fais quelque chose, à savoir rien. Je te perds, Lecteur? C’est voulu. J’aime bien faire tourner les gens en bourrique, c’est un peu une passion chez moi… Et puis je le fais surtout parce qu’aujourd’hui j’ai rien à te dire. Rien, du tout… Mais rien que le fait de n’avoir rien à te dire, c’est te dire quelque chose puisque je suis présentement en train de te le dire. Je délire. Je sais. Je ne voulais pas ouvrir les débats… Vraiment, je ne voulais pas… Mais il faut bien que je sois honnête envers toi, ami Lecteur…

Je déteste les vacances d’été.

Voilà, c’est dit. Le monde continue de tourner, je n’ai pas encore été assassinée… Jusqu’ici, tout va bien. J’ai précisé que je déteste les vacances d’été parce que tout le monde pendant l’année m’entend râler parce que je veux des vacances. Ouais, je veux des vacances, genre deux semaines voire un mois, pour me reposer… Mais se retrouver sans exercice intellectuel satisfaisant pendant presque 4 mois… Excusez-moi, je vais vomir (mes M&M’s). Non mais c’est vrai… 4 mois d’inactivité, vous vous rendez compte qu’on a tous le temps de devenir toxicomanes et inaptes à la scolarité, en 4 mois? C’est indécent tant c’en est incroyable. Alors, heureusement, 4 mois, ça permet de faire des trucs sympa. Partir en voyage. Trouver un job, pas forcément cool, et récupérer de l’argent. Régler l’année suivante (exemple de l’étudiante qui se réoriente : gestion des trois facs, recherche d’un nouvel appartement, déménagement, etc.). Et puis faire la fête, évidemment. Ça, c’est cool.

Sauf que pendant les vacances d’été, t’as aussi ça : te lever, n’avoir rien à faire avant ce soir, si tes potes sont disponibles, te traîner toute la journée et avoir envie de te pendre devant ta télé parce que tout le monde sait que les programmes de la journée sont à vomir. Ou alors, tu peux te mettre au sport. Enfin, essayer (je parle pour moi, là). Et puis, pendant les vacances d’été, t’as toujours un mois où tu fous rien… Chez moi, c’est réduit à trois semaines… Mais c’est comme si ces trois traitresses n’allaient jamais se terminer… Tout ça pour faire un job étudiant après… Mais en même temps, c’est les vacances. Et puis je me plaindrais à la rentrée. En fait, non, je ne me plaindrais pas, j’adore aller en cours. Je sais, je suis folle. Ne vous inquiétez pas, je suis au courant. Non, et puis, quand même, les vacances d’été, pour beaucoup (comme moi), c’est aussi synonyme d’un truc assez fatal… Le retour chez les parents. Ça, ça fait mal.

Au final, ça n’a rien d’étonnant que je n’aie rien à dire… Je ne fais rien, je ne vois presque personne, je n’apprends rien de très très intéressant… Je ne peux pas vous parler cuisine, c’est ma mère qui fait à manger (merci maman, si tu passes par là, hein, ton taboulé au choux fleur est une tuerie) et je ne peux pas me plaindre du ménage, c’est mon beau père qui le fait (merci beau papa, t’es adorable, mais promis je vais tâcher de me mettre au travail). Alors, ouais, j’ai rien à dire.

J’aime les M&M’s, quoi.

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Tout récemment on m’a encore rappelé que la musique n’était qu’une question de goût. Je ne sais pas vous, mais perso, je suis pas d’accord. L’oreille s’éduque, le goût aussi. Non pas que je prône une dictature du goût dont je serais le Staline, simplement, il est possible de classer la musique. Peut-être que les seuls adjectifs « bonne » et « mauvaise » musique sont réducteurs et impliquent une partition trop sectariste et précarisante (j’adore ce mot) de la musique, mais cela ne signifie cependant pas que tout son puisse être nommé « musique ». La musique est certes un appel à la diversité, mais un appel de l’art. La diversité rend impossible sa catégorisation, mais le caractère artistique impose une différenciation entre la création et la réplication. Voilà les seules distinctions qui ont valeur à mes yeux.

« La musique est un art, celui de la muse Euterpe dans la mythologie grecque. Elle est donc à la fois une création (une œuvre d’art), une représentation et aussi un mode de communication. »

Mais qu’est-ce que la réplication alors? C’est parti, je pose le pied sur la ligne rouge. Hé bien les exemples ne manquent pourtant pas : Rihanna, Kesha, Lady Gaga, Justin Bieber, Timbaland, Shy’m… Et j’en passe, évidemment. Je ne critique pas ceux qui écoutent ça. Ils font bien ce qu’ils veulent. Et puis ça fait marcher une industrie qui, outre sa fonction de normalisation de la pensée collective fait toute de même fonctionner une immense réseau d’entreprises et permet de fournir à énormément de monde un travail. Ceci était la parenthèse sociale. Parenthèse fermée.

Soyons honnête, ce genre de musiques, que dis-je, de produits me donnent envie de régurgiter mon goûter (car oui, le point crucial de ma journée est le goûter).

Le revers de la médaille, c’est que cette industrie ne se contente pas de produire ses titres aux demandeurs. Elle porte en elle la veine universaliste mue non pas par un quelconque idéal, mais bien par l’appât du gain. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, nous sommes tellement imprégnés de cette culture de carton pâte qu’il est difficile de savoir où chercher de la musique. De la vraie, vous voyez.

Alors voilà, si toi aussi, lecteur, tu partages cette triste vision du monde musical contemporain, je vais te donner un tuyau. Si tu n’adhères pas à ce que je viens de dire… Hé bien pas besoin de lire la suite.

Alors la question était de savoir où trouver de la bonne musique. Certes on trouve tout un tas de bons sites mais souvent spécialisés. Et comme je l’ai dit, aimer la musique, c’est aussi aimer la diversité. Si c’est ce que tu cherches, ton bonheur – je l’espère – se trouve ici.

Radio Nova. Radio Nova, c’est la contre industrie. C’est des coffrets de 25 cd pour des prix défiant toute concurrence. C’est des compilations Nova Tunes de toute la musique que tes radios ne passeront jamais et qui te font reprendre espoir en l’art du troisième millénaire. Radio Nova, c’est aussi penser un peu la musique pour penser la société. Partager. S’ouvrir. Je vais pas non plus lui allumer des cierges, rassurez vous, mais son existence me réconforte en ces heures sombres où le faux dévore le vrai, et où l’espoir se perd dans un océan de Dance Hits.

Alors voilà. Si ça te branche, lecteur, vas faire un tour sur Nova Planet. C’est un foutoir indescriptible, mais c’est le genre de foutoir qui recèle les trésors les plus merveilleux.

En espérant avoir donné un peu d’espoir à ta journée.

Ton dévoué serviteur.

Lecteurs. Lectrices.

Aujourd’hui, parce que je suis très contrariée par l’absence de lucidité de certains, je vais vous expliquer pourquoi j’aime ce blog, pourquoi j’écris sur ce blog et pourquoi je suis une élève en Droit presque fière d’être française. Paf, prenez-vous ça dans les yeux, si ça vous fatigue déjà, ne vous inquiétez pas, je vous posterais un truc made in Cendarland lundi mais, là, il est temps de mettre trois quatre points sur les I. Voire sur les Y. Imaginez le délire.

Parce que, personnellement, si j’écris sur ce blog (et je pense que c’est également le cas de Phil), c’est pour partager… Tout simplement. Pour partager mes délires, mes accès (réguliers voire continus) de démence, pour partager mes pensées, un peu de ma culture… Bref… Si j’aime ce blog, c’est aussi parce qu’il provoque l’échange… On a deux trois articles mythiques où les commentaires m’ont arraché des fous rires… Phil et moi, quelque part, on se confronte, on donne nos avis, il n’est pas rare qu’on en reparle après… Deux trois personnes m’ont fait retour de certains des articles postés, ça provoque des discussions… Et puis, personnellement, ça me détend, d’écrire, surtout mes conneries, et j’espère réussir à vous divertir aussi, à mes heures.

Entre vous & nous, c’est donnant/donnant. Fifty-fifty, voyez.

Si je suis juriste et française… C’est à cause de 4 petites lettres : DDHC.

Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Alors, ouais, on n’est pas parfaits, ni lui, ni moi. Ouais, des fois, on a la gueule un peu trop grande, on s’exprime un peu de travers… Oui, c’est vrai, des fois, on vous provoque ouvertement… Mais on dit ce qu’on veut.

Oui, Phil a écrit un article discutable sur l’UNEF. Eh bien le secrétaire général de l’UNEF a débarqué, on a débattu sur des points précis, on en a discuté, les choses se sont finies le plus cordialement du monde… On s’est exprimé, de notre côté, lui du sien et si, pour sa pub, il a fait tourner l’article, ça ne nous aura pas spécialement fait plaisir (on n’est pas vraiment pro UNEF, faut le dire) mais ce n’était que justice. Et juste rémunération pour sa participation au débat.
Oui, j’ai écrit un article sur les communistes… Et les communistes se sont exprimés.
Oui, j’ai tué mon poisson. On m’a traitée de meurtrière, à raison.

C’est le jeu. C’est comme ça que ça doit se passer. On vit des trucs, on pense à des trucs, on les partage avec vous et si vous avez une critique à émettre, on est là pour la lire. On vous fait part de ce qu’on a pu voir, entendre, expérimenter… On vous donne parfois des idées, des pistes… On critique. Oui, c’est vrai, on critique.

Mais vous savez quoi? C’est notre droit.

Qu’on vienne agresser mon co-bloggueur parce qu’il a osé (han, le salopard) dire qu’il n’a pas aimé la dernière soirée médecine en date… Non. Non, je suis désolée, je ne vous permets pas de débarquer dans notre espace d’expression pour tenter d’imposer une dictature du « c’est dégueulasse de dire ça », et pourquoi pas « vous êtes méchants, je vais me dire à ma maman? » . En quelques mots : les Bisounours, dehors. Oui, je suis ce genre de salope qui l’ouvre toujours pour mettre les deux pieds dans le plat et, vous l’aurez remarqué, je suis légèrement énervée. Parce qu’organiser une soirée, certes, ça prend du temps, mais quand le résultat est décevant, faut pas s’amuser à la jouer croisade divine pour défendre un mythe qui est mort. Les soirées médecine de Grenoble étaient mythiques, la réalité les a faites changer, c’est dommage, mais c’est comme ça. Et c’est notre droit de donner un avis sur ce que nous avons vécu, c’est le droit de Phil de dire qu’il n’a pas aimé… Il n’a pas critiqué l’organisation, il n’a visé personne, il a simplement été déçu et ce n’est pas vos commentaires pour le moins réducteurs voire insultants qui changeront quoi que ce soit.

Quand on organise un truc, quand on s’engage, on s’expose aux critiques. C’est le cas quand on écrit un article, c’est le cas quand on s’engage dans une association, quand on organise un événement… Je sais de quoi je parle. Alors on prend son stéthoscope et on retourne à un terrain qu’on connait. Ou alors on apprend par cœur l’article 11 de la DDHC et on se met à faire des remarques constructives. Compris?

La barre des 18 ans peut être vue de multiples manières. Du genre, le permis, l’indépendance, l’entrée légale dans les bars, la moitié de 36 ans qui est aussi la moitié de 72 ans soit environ 6 ans de moins que la date la plus probable de votre mort. Mais avoir 18 ans, c’est aussi pouvoir faire son entrée dans les soirées étudiantes par la grande porte, exalter le côté carabin en vous sans avoir peur des conséquences, boire sans soif et avoir soif sans raison… Ce genre de choses. Et il faut bien dire que c’est unique, assez enivrant et souvent mythique. Sur Grenoble, un consensus veut que les « soirées Med », aussi appelées soirées médecine, incarnent l’apothéose de cet esprit estudiantin dépravé. Les gens véhiculent leurs expériences vécues au « Cham’ » – lieu de perdition où se déroulent ces soirées – larme à l’œil, avec un mélange de nostalgie et d’admiration. Tout ça pour dire que personne ici ignore l’existence de ces soirées, et personne ne peut se vanter de n’avoir jamais voulu y mettre les pieds.

Mais une question simple se pose alors : comment gâcher une telle soirée? Hé bien figurez-vous que c’est en réalité très simple.

Étape 1 : Commencez tout d’abord par déménager la soirée d’un lieu mythique – le Cham’ – parfaitement adapté à une horde d’étudiants avinés et obsédés en mal de divertissements, vers une boite – l’espace DO – d’allure commune, limite lambda, mention glauque obtenue haut la main.

Étape 2 : Ensuite, vendez un nombre d’entrées illimité. Et en plus de ça, précisez bien qu’en plus des pré-ventes, les entrées pourront aussi être achetées au dernier moment devant le lieu de la soirée. Comme ça vous pourrez admirer l’incroyable alchimie et l’amour passionnel qu’ont les videurs pour la foule en délire prête à écraser la tête de son prochain contre le bitume pour entrer en premier, mue par le stress de se voir refoulée avant d’avoir pu pénétrer l’enceinte. Avec un peu de chance, le videur daignera peut-être vous lancer un lacrimo ou deux – ce qui est bien entendu autorisé par la loi – histoire de vous tenir en haleine.

Étape 3 : Une fois à l’intérieur, ne prévoyez surtout pas un open bar, cela pourrait gâcher la fête. Non, c’est mieux de faire payer l’étudiant qui a déjà casqué entre 11 et 15 euros pour entrer à une soirée qui habituellement en coûtait à peine 10 (open bar inclus, bien évidemment). Précisez bien aux faluchards derrière les comptoirs de ne pas trop charger les verres. Au cas où. Quel plaisir ainsi pour ceux qui n’ont pas pensé à boire avant d’arriver, où qui ont naïvement cru que ce serait open as usual.

Étape 4 : La musique. Car oui, pour bien gâcher une soirée, le facteur musique est indispensable. Pour commencer, il est évident que l’étudiant adore danser sur de la hard tek en mode drogué psychotique en plein trip psychédélique. Mais que dis-je, il est évident que l’étudiant lambda une fois – légèrement – alcoolisé par les – ridicules – boissons du bar pourra danser sur quasiment n’importe quoi. Pire que Rihanna, pire que Lady gaga, pire même que David Guetta, pour bien gâcher sa soirée, il suffit de lui passer des basses répétitives sans aucune musicalité pendant 5h.

Je crois que ces 4 étapes suffisent à résumer le déclin du mythe Médecine. Après avoir perdu leur sponso Chartreuse, puis leur salle, après que la loi ait interdit les open bars, les pauvres étudiants médecines devront se contenter de soirées comme toutes les autres sections étudiantes : chiantes à mourir.

Edit : les commentaires ont été fermés, 
tant pour mettre fin à l'acharnement qu'à l'escalade.

Excusez-moi, j’ai manqué de vomir, je viens de voir la gueule de Carla Bruni-Sarkozy à la télé avec sa pub contre le HIV… Cette femme mériterait d’être pendue haut et court, c’est absolument incroyable tant c’est évident.

Lecteurs, Lectrices, vous savez quoi? Je suis de mauvaise humeur. Alors, tous ensemble, aujourd’hui, crachons méchamment sur le monde. Oh yeah.

D’ailleurs, en parlant de monde, rapidement, parlons de merde, parlons France. Vous l’aurez peut-être remarqué, en ce fabuleux jeudi (noir), c’était – ô miracle – jour de grève dans notre beau pays. Un de plus, un de moins, vous me direz, on n’est plus à ça près. C’est pas faux. Évidemment, la SNCF s’est fait plaisir, mais il fallait s’en douter. Au final, nos amis de la CGT annoncent près d’un million de manifestants, tous syndicats confondus (parce que maintenant, pour pouvoir arrêter de bosser jeune, la gauche & la droite tombent d’accord. Vous l’aurez compris, ça parlait retraite, aujourd’hui), alors que le gouvernement évoque une « faible mobilisation ». Well, well, well… C’est vrai qu’un million de mobilisés sur plus de 60 millions de français, c’est pas énorme, non plus… Mais, dans le fond, le truc qui serait vraiment sympa, c’est que, avant de vouloir gouverner la France, les hommes de la politique apprennent à compter… Je suis sûre que ça nous aiderait.

Allez, juste pour le kiffe, on continue sur cette lancée, ça me défoule et il y a des chances pour que ça vous amuse… pourquoi se priver? En fait, non. Excusez-moi, je traînais sur Rue 89 pour chercher un autre fun fact à démonter et je suis tombée sur un article magnifique « comment fabrique-t-on les chips au goût Cheeseburger? ». Nécessairement, maintenant, j’ai envie de vomir. La stupidité de ce monde n’aura de cesse de me surprendre…

Bon, et sinon, comment tu vas lecteur, lectrice? Les vacances, ça s’annonce bien? Il fait beau, chez toi? T’as quelque chose de prévu ce week-end? Parle-moi, lecteur. Parle-moi, lectrice… Tu vois bien que je suis désoeuvrée, j’ai rien à faire, je suis en vacances, je m’ennuie… Je laisse le temps passer en attendant le week end du 18 juin… Tu sais, ce week end où je vais voir AC/DC, logée intra-muros avec non pas deux mais trois fumeurs de Chesterfield (initiés par mes soins). Et puis, il y aura aussi une soirée au Duc des Lombards… Tu vois, Lecteur, c’est toujours quand on attend vraiment quelque chose que le temps passe lentement… Parce que, le cas échéant, on est toujours à la bourre, toujours trop just, jamais assez large. Life’s unfair.

J’ai pas d’inspiration, je laisse ma plume ici, je vais aller gerber ailleurs.

Ps – Non, mais sérieusement, elle a pas une tête à claques, la femme du président?

Comme vous le savez -si vous avez lu l’article de ma coblogueuse hier – nous sommes allés voir le dernier Ridley Scott : Robin des Bois. Ce nom fera peut-être grincer les dents de certains, mais personnellement, j’étais plutôt enthousiaste. Ne croyez pas que je sois un fan inconditionnel des superproductions hollywoodiennes, loin de là. Mais Ridley Scott c’est aussi Blade Runner, Alien, Thelma et Louise mais aussi Gladiator. Oui Oui, Gladiator est un film d’anthologie, une référence. Et justement, le réalisateur met à nouveau en scène Russell Crowe dans le rôle de Robin Longstride… Autant de détails qui me motivent à aller voir un film que je sais d’avance décevant. Mais peu importe. Et puis Robin des Bois, c’est tout un mythe, incarnant parfaitement le fantasme chrétien de charité désintéressée, de bravoure, de noblesse… Bref, tout ce que les américains aimeraient être mais ne sont pas. Donc toujours intéressant d’un point de vue sociologique… Voyez… Ok, j’avais juste envie de voir un film de merde.

Mais ne soyons pas trop durs! Déjà, les deux acteurs principaux, à savoir Russel Crowe et Cate Blanchett, sont au sommet de leur forme. Ou pas… Les yeux humides, l’air dépité, aussi chiant que superficiels. Sans dec, les acteurs de second plan sont au final plus talentueux… Exception faite du roi de France, Philippe, qui -bien évidemment- mange des huitres et parle un français de saloon. Performance médiocre s’il en est, Jonathan Zacaï (le Roi) nous accorde cependant une réplique mythique à la fin du film. Non, je ne vous la dévoile pas. Vous n’avez qu’à aller le voir.

Bon, je cherche des points positifs. Mmhh… La réalisation. Bah oué, mais que voulez-vous, c’est un Ridley Scott! En cela il n’a pas perdu la main : décors somptueux, presque autant que les paysages de la vieilles Angleterre, costumes au poil, scène d’action globalement dans le domaine du raisonnable avec mention spéciale pour la scène de débarque et les nuages de flèches… Et puis Pour une fois, et ce n’est pas si anodin qu’il n’y paraît, mais le film n’est pas totalement égocentré, ne gravitant pas à chaque seconde autour du héros. Et ça, c’est un progrès. Une bonne partie du film est ainsi consacrée aux querelles intestines, aux luttes de pouvoirs, duperies, trahisons et loyautés des monarques et barons. Cette dimension nouvelle renvoie le héros à l’état de pion, volontaire et téméraire, mais pion quand même. Le héros ne refait donc pas l’histoire à lui tout seul, même s’il en influence bien le cours, il faut dire.

Le truc c’est qu’au final on comprend plus trop ce qu’on est venu voir. D’ailleurs on comprend plus trop le but du film. On s’attend a retrouver le prince des voleurs dans ses aventures et on a finalement le droit à une pseudo fresque historico-action… What the fuck? Ca y est, Robin embrasse Lady Marianne *regard sur sa montre* 1h50 de film… Et meeerde. Bien sur vous imaginez les commentaires de ma charmante coblogueuse durant tout le temps que dura cette œuvre mémorable : « putain mais c’est quoi ce film », « haha trop drole, en fait on est venu voir un film comique », « ha nan mais ça c’est pathétique », « hein? Nan je corrige les fautes de sous-titre… » et bien sûr l’éternel « quand est-ce que c’est finiiiii ». Je me sentais bien seul. Ouais, elle se la pète, mais en attendant elle omet de dire qu’elle a vu au moins 2 ou 3 fois Twilight -elle les a lu d’ailleurs- et 2 fois l’Arnacoeur (prononcez le mot = *cri de grouppie hystérique (non homologué)* Romain Duriiiiiiis). Pathétique non?

Bref, tout ça pour dire que Ridley Scott a effectivement tenté de nous faire un remake de Gladiator en étoffant un peu plus les coulisses du pouvoir et en réduisant l’importance du héros, tout en transposant l’épopée dans d’autres lieux et paysages. Mais c’est clairement un échec, à tous les niveaux. Le vaillant gladiateur épris de liberté, taureau d’airain fondu dans le courage et la volonté s’est transformé en vieux chien usé -mais courageux et intelligent- qui traîne sa grolle sur des landes pluvieuses et franchement chiantes. De même, on va voir ce genre de film pour de l’action en injection et de l’émotion naïve en inhalation. Là on a ni l’un, ni l’autre. Par dessus tout, ce cher Ridley – qui devrait songer à aller élever des pingouins gays en Tanzanie – a tenté de nous collet quelques chants/choeurs épiques, limite baroque, histoire de susciter un peu d’émotion dans le cœur d’un spectateur perdu dans ses pensées, mais malheureusement, il sera tout juste parvenu à m’arracher un gros fou rire…

A éviter donc, sauf si vous tenez à admirer le corps quasiment nu de Léa Seydoux. Pour les représentants de la gente féminine, elles pourront toujours se consoler avec le corps quasi nu de Russell Crowe (ou de Romain Duris si vous avez moins de 16 ans)…

Alors, aujourd’hui, c’est genre le bad… Je vide mon appartement, ma coloc est partie, je suis désœuvrée… Nécessairement, et c’est là toute la beauté de la chose, on a toujours un pote qui reste fidèle au poste envers et contre tout. Pour moi, c’est Phil, qui se trouve donc présentement en ma compagnie. Une hola pour le survivant qui me supporte malgré mon jean quatre fois trop grand. Hola. Vous vous douterez donc que j’ai pas grand chose d’intéressant à vous raconter.
L’équipe Peu1porte, les deux glandus que nous sommes, a décidé d’aller au cinéma ce soir. Et, là, c’est la crampe. Bah, ouais, faut choisir un film…

1st Step : aller sur allociné, taper son code postal, mater les cinémas.
Question de facilité, on choisit le ciné qui est au bout de ma route, aka Chavant.

Au programme:

Robin de bois. Là, cri de groupie hystérique de la part de Phil. Parce qu’il y a Ridley Scott. Tu te rends pas compte, objecte-t-il, depuis Gladiator, je les vois tous. Ouais, non, de fait, je me rends pas compte. La bande annonce ne laisse présumer que deux heures de combat et d’histoire standard, juste qu’ils ont essayé d’adapter Gladiator avec le contexte de Robin des Bois… Pourquoi pas mais franchement sans plus.

Camping 2. Ahah. Même pas on en discute.

Iron man 2. Là, forcément, c’est de mon côté que ça coince, je suis prête à aller voir un film de merde pour baver devant Robert Downey Jr sur grand écran pendant deux heures. Phil n’étant, contre toute attente, pas gay, exit.

Imogène McCarthery. Film français, notation de merde, même pas je regarde.

L’amour c’est mieux à deux. Titre amusant mais non.

Crazy night. Double non.

Le Plan B. Le retour de J-Lo!!! Youhou! Donnez-moi un seau.

Freddy – Les griffes de la nuit. Euh non.

Street Dance 3D. Encore moins.

L’arnacœur. Question d’hormones féminines, je l’ai déjà vu (bah ouais, Romain Duris, quoi). Pas la peine d’en rajouter ni d’infliger ça à son âme innocente.

Résultat : A part éventuellement une possibilité pour Robin des Bois, ça m’a l’air assez mort pour le moment.

2nd Step : On tente un autre ciné. Direction le 6 Rex, un ciné du centre ville (qui implique donc un déplacement en bonne et due forme ce que je cherchais honteusement à fuir).

Quasiment le même programme, sauf Kick-Ass. Le truc, c’est que ce film, j’en ai pas mal entendu parler notamment sur le blog de l’homme-dont-on-ne-prononce-plus-le-nom-parce-que-sinon-je-fais-groupie-hystérique donc ça demande réflexion. A-t-on vraiment envie de le voir? Et la critique? Malgré tout, c’est le seul film qui semble nous mettre d’accord, ce qui est relativement un exploit.

3rd step : dernier cinéma.

Echec cuisant, de nouveau, avec une petite parenthèse sur Avatar, ce film de merde, que Phil tente de défendre… Sans grande conviction.

 

Dernière étape, que vous allez vivre en live, le choix du film définitif.

C’est donc Robin des Bois ou Kick-Ass. Regard à Phil. Air de cocker battu par sa femme, terrible. Explication : KA nous fait rentrer tard chez moi et il doit se lever tôt demain pour aller faire du jardinage (ouais, ouais, ouais…). En plus de vous offrir l’image d’un Phil nu sous un tablier en plein milieu de son jardin paumé là bas dans la campagne, je vous donne l’orientation générale du truc. Eh ouais… J’ai gravement la flemme de me déplacer, il veut voir *Ridleeeeyyyyy Scooooooooott* (ceci était une version non homologuée d’un cri de groupie hystérique).

Bon, bah, voilà, ceci est un article de merde, nous allons aller voir un film probablement pourri avec un acteur « trop génial ». Et Phil vous fera un article sur l’animal demain histoire que vous ayez le résumé de tout ça.
J’irais voir KA toute seule comme une conne et je l’emmerde (pendant qu’il essaye de m’impressionner avec ses biceps… pathétique.)

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