Aujourd’hui, j’ai envie de me plaindre. A la base, je voulais vous parler des élections étudiantes mais j’ai cru comprendre que mon co bloggueur voulait en parler demain et, comme je suis sympa, je vais le laisser faire. Mais forcément, ce con me grille mon sujet d’article. Après m’avoir exploitée à me faire poster pendant trois jours consécutifs… Et c’est pas comme si c’était déjà pas compliqué, d’être pote avec lui, croyez-moi. Parce que ce que vous ne savez pas, lecteurs, c’est qu’à cause de lui, deux de mes relations sont tombées à l’eau. Pas une relation, hein, deux. Et quand vous voyez l’animal, je vous jure, des fois, c’est vraiment déprimant.

Ce qu’il faut savoir c’est que l’année dernière, je passais exclusivement mes journées en sa compagnie et ça m’a joué des tours. La première fois, c’était l’année dernière, fin octobre. Je venais de me remettre pour la énième fois avec mon éternel ex, fidèle au poste. Et cet ex est une personne jalouse. Il est étudiant sur Lyon, je le vois souvent soit là bas soit chez mes parents. Enfin. Toujours est-il qu’un week end, c’était l’anniversaire du Petit (le co-bloggueur, donc) et je me suis rendue à une soirée pour ça. Le truc, c’est que la veille j’étais rentrée chez mes parents pour récupérer mon bac et Monsieur l’ex avait tapé sa crise parce que, ouais, je ne restais pas et je retournais sur Grenoble pour l’anniversaire d’un inconnu au bataillon. Se passe la soirée de l’échec et, au final, coincés dans la campagne, obligés de dormir sur place. Mon cher co-bloggueur et moi-même avons donc, en désespoir de moyen de transport retour, dormi dans la même chambre. La même chambre, pas le même lit. Une semaine plus tard, j’étais célibataire. Parce que je n’étais pas avec Monsieur mon ex, que j’avais dormi avec un autre (non mais vous y croyez, à ça?) et, bien évidemment, que je ne faisais pas assez d’efforts. Le coup du « vous avez dormi ensemble », il a eu la gentillesse de me le faire payer plus tard, en plus. Bref, le Petit venait de briser ma première relation de l’année.

Mais il ne s’est pas arrêté là! Non, non, non… Janvier, je commence à fréquenter un type que nous appellerons Anonyme pour plus de confort. Anonyme est sympa, il me fait rire, on passe de bons moments ensemble, je passe souvent la nuit chez lui… Tout va bien. Et puis, un jour, alors que j’étais en soirée chez des potes, Anonyme découvre la photo du Petit et pas n’importe quelle photo. La photo du Gala de droit, aka la soirée où il était en costard, choisi par ma personne, en bonne experte du blazer que je suis. Sur cette photo, il est seul, il fait beau gosse, presque grand. Anonyme se rappelle que le Petit squatte souvent la nuit chez moi, quand il ne peut pas rentrer dans sa campagne, et, soudain, Anonyme s’énerve (non sans un superbe « ah, elle te dit qu’elle couche pas avec ses potes? » de la part d’un excellent ami que je remercie encore de cette crise que j’ai subi à cause de lui). A partir de ce jour-là, Anonyme m’a fait vivre un enfer, de crises de jalousie en crises de jalousie, le Petit en rajoutant une couche chaque fois qu’il était dans le coin « ah, c’est Anonyme? Passe lui le bonjour… » MAIS TA GUEULE PUTAIN! J’essayais, désespérément, ou presque, de sauver mon couple, histoire de ne pas m’ennuyer la nuit. Et non. L’échec a été entier le jour où Anonyme, un matin, a pris pour lui d’éteindre mon réveil. Mon alarme s’appelait Phil, c’en était fini de nous deux. Le truc le plus horrible, dans cette histoire, c’est que tous mes réveils ont un nom débile, reste d’un mémo que j’avais collé en alarme et que je n’ai jamais supprimé. Actuellement, par exemple, j’ai « wake up call », « message Dam’s », « Papi anniversaire » et « Théo aspi ». Anonyme m’a punie pour ma tendance à servir de mémo universel à tout mon entourage en me condamnant à l’abstinence. Et tout ça à cause du Petit. Qui, précisément, est Petit.

Sans que ces jaloux l’aient vu, rien du tout, j’ai été obligée de mettre fin à deux de mes relations (oui, je suis celle qui part, pas celle qui regarde l’autre partir). Tout ça à cause de mon co-bloggueur aka le Petit, aujourd’hui. Ce connard. Il en est fier, en plus, ça le fait rire à chaque fois qu’on évoque le sujet. A chaque fois. Et, en plus, aujourd’hui, il me grille mon sujet d’article après avoir passé trois jours à me laisser le bébé. Sans préavis, rien du tout. Voyez ce que je subis, un peu. Vous le voulez? Je vous le donne! Par contre, n’oubliez pas de le nourrir régulièrement sinon votre vie deviendra un calvaire, parole de Cendar.

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