La moindre des politesses serait de m’excuser auprès de toi, lecteur, pour ma longue absence. Mais fuck, pas envie. J’avais vraiment rien à te dire, et je n’ai pas le talent de ma coblogueuse pour monologuer sur n’importe quoi. D’ailleurs je me pose des questions quant à mon approche bloguesque. Est-ce vraiment utile au final de vous parler art et culture? Quand je parle musique, faut écouter les albums. Quand je parle film, il faut regarder les films (et quand je parle livre etc…). Tout ça pour dire que pour réagir à ce genre d’article, soit il faut avoir la connaissance préalable de la chose abordée, soit il faut prendre le temps de s’y intéresser. Mais le temps… Je vous en demande peut-être beaucoup hein. Bref. A l’approche des partiels, le contenu de ma vie se rapproche du néant intersidéral. Alors j’ai peu de choses à raconter. Merde, je me répète

Bien, hier, j’ai limité la casse en comblant l’abrutissement servile de la vie étudiante par l’abrutissement servile du à la consommation de substances illicites. En même temps, aller à un concert reggae sans Marie-jeanne, c’est comme un français sans fromage. Here we are. Grenoble a du potentiel musical. On a des concerts, des bars, et des festivals. Et ce week-end nous offrait justement l’occasion de nous retourner le crâne à l’occasion du festival Root’s n’ Culture (8ème édition s’il vous plait) organisé par EVE. Et qu’on aime le reggae ou pas, ce genre d’ambiance est quand même super kiffante. Roots… Un petit mot qui évoque pas mal de choses : dreadlock, son pur, ambiance fraternelle… Bon, stoppons l’onanisme, quand on se trouve face à un mec défoncé en transe sur un morceau franchement médiocre qui vous fout des taquets à tout va, la candeur laisse vite place à une certaine misanthropie.

Mais musicalement, le son reggae root est particulier. Sa force fait aussi sa faiblesse. N’importe quelle rythmique reggae peut vous faire bouger. Tout est cool, bien marqué, rebondi et retenu. Nickel quoi. Mais le problème, c’est que la base musicale commune du reggae est unique, et de fait, la diversité et l’originalité en prend un coup. Et après trois heures de concert, c’est un peu ce goût là, légèrement amer, qui me reste à la bouche.

Bon, l’affiche avait l’air pas mal : Waka, Kanka, The Sentinel et Danakil. J’avoue qu’il n’y avait que Kanka que je connaissais et qui m’attirait. Mais problème logistique oblige, je n’ai pas pu les voir. J’arrive pour le deuxième concert : Sentinel. Voilà un bon groupe. Prometteur. Beaucoup de rythme, avec des influences plus hip hop, des instru calées, diversifiées et maîtrisées. Tout n’étais pas incroyable, certains morceaux et speech politico-sociaux laissaient un peu à désirer. N’empêche qu’au bout de 30 min de concert, on a toujours pas cette petite voix qui vous dit « quand est-ce que ca se termine ». On en redemande même.

Par contre, on ne peut malheureusement pas en dire autant en ce qui concerne Danakil. Je ne connaissais pas, mais tout le monde semblait attendre ce groupe. Bon, pourquoi pas. Les mecs débarquent : guitare, basse, chanteur dreadlocké, cuivres discrètement planqués derrière la scène. Bref, de bons ingrédients. Mais la sauce ne prend pas. Mais alors pas du tout. Ça m’a fait penser à ces musiques de collégiens qui sont extrêmement simples, voire médiocre, mais que tout le monde annone bêtement. Les paroles ont un intérêt proche d’un reportage sur les lombrics, la partie instrumentale et rythmique est répétitive et assez pauvre (même si elle est bien goupillée), les solos tombent souvent comme des cheveux sur la soupe, et vocalement, le chanteur m’a filé la chiasse (dixit un pote). J’exagère sur le chanteur, son rythme était bon, mais c’est ce genre de voix plate et prétendue reggae que l’on trouve dans les pochettes surprise. En même temps je ferais pas mieux, ok. Mais le pire, c’est qu’après je ne sais combien de promesses de « dernière chanson », on se met à souhaiter joyeux anniversaire à Maman, au guitariste, à un inconnu, et à un mec du staff. Youpi, et c’est reparti pour un morceau interminable (30 secondes, nous avait-il dit).

Bref, un peu dégouté d’être parti là dessus. Kanka attendra une autre fois.

Et pour conclure, petite vidéo prise par mes soins (admirez la qualité…) d’un des morceau de Sentinel (pas le meilleur, mais pas mal tout de même).

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