Bon, les mecs, c’est le bad. Je prends bientôt vingt ans et, franchement, ça m’angoisse… Et comme écrire, ça soulage, allons-y gaiement. 20 ans. Pour certain(e)s, ça paraitra drôle, passé, jeune… Pour d’autres, ça semblera bien loin devant eux, hypothétique… Et puis il y a ceux qui comprendront.

Concrètement, beaucoup me l’ont dit, vingt ans, ce n’est jamais qu’un symbole… Au final, ce n’est qu’un chiffre, qu’une journée, une sorte de signe temporel, de repère, qui ne m’aura pourtant pas empêché de vieillir les 364 derniers jours précédents. Ouais, c’est pas faux… Mais ce n’est pas tant vieillir qui me fait peur. Enfin, si, je suis ultra sensible à ce sujet… Mais le problème c’est le symbole. C’est tout ce que ça signifie aujourd’hui, 20 ans, et tout ce que ça a pu signifier hier. Tout ce que ça signifiera demain, aussi. Je n’aime pas beaucoup ça.

Hier, 20 ans, c’était quand on était mômes et qu’on regardait les « grands ». 20 ans, franchement, ça ne plaisantait pas. Ils étaient vieux… Et leur vie… C’était celle des adultes. Ils ne mangeaient plus avec nous à la table des petits, parlaient de trucs trop compliqués pour nous et nous inspiraient des « moi quand je serais grand », « moi, quand je serais adulte ». Pour nous, quand on était petit, à 20 ans, quelqu’un nous aurait enfin révélé le secret de l’âge adulte et – paf – tout serait plus facile. Ça, c’est un peu l’idée qu’on traîne depuis notre enfance et qui nous a poursuivis jusque nos 15 ans, à peu près, voire 18… Bon, après, on a plus ou moins compris que 20 ans… Bah c’était surtout une bonne occasion de se mettre une caisse (la cantine, comme dirait mon co-bloggueur chéri).

Demain, 20 ans, ça nous paraitra bien loin. On se rappellera nos jeunes années, ça nous fera rire de nous remémorer les années facs, les colocations, les soirées étudiantes, les heures en amphi, en terrasse… On soupirera en parlant du « bon vieux temps » quand tout était tellement plus simple et plus marrant. Nos 20 ans nous rendront nostalgiques et, j’avoue, ça me fait un peu déprimer.

Parce qu’au fond, aujourd’hui, les 20 ans, c’est fade. On est loiiiiiiin d’avoir découvert le secret de l’âge adulte et tout nous paraît incroyablement compliqué. Sincèrement : qui a inventé le jargon administratif? Est-ce qu’on ne pourrait pas me traduire mes factures en français? Les cours, c’est la galère…. Enfin, la galère…. Juste que chaque décision que l’on prend, à notre échelle, est déterminante pour un avenir qui nous paraît bien loin. Alors 20 ans, des fois, ça paraît un peu jeune pour être soulé avec les trucs du quotidien. Et en même temps, ça nous ramène un peu à tout ce qu’on n’a pas fait. Bah ouais, hier, à 20 ans, on devait être adultes. C’est quand même loin d’être le cas. Et, en même temps, demain, à 20 ans, on n’était jamais que des gosses. Bah en attendant, 20 ans, ça fait quand même sacrément flipper sa race. L’avantage, c’est que, malgré tout, ça reste une excellente raison de se prendre une cuite.

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