Ma coblogueuse m’a fait remarqué que je centrais trop mes sujets de conversation sur le Cinéma et le Hip Hop. Ok. Promis je le ferai plus. Avant un petit moment. J’attends vos plaintes et réclamations s’il le faut. En attendant, je me suis engagé envers moi-même à poster cet article qui traite – de manière secondaire – de hip hop. Vous vous rappelez peut-être de nos articles respectifs sur la Fanfare Touzdec. Laissez moi vous rafraîchir la mémoire. Nous nous sommes rendus au tremplin Crous, déjà conquis, pour voir le jeune collectif de brass band nous livrer leur performance. Ma coblogueuse avait cependant une longueur d’avance sur moi, puisqu’elle les avait déjà vu au Loco Mosquito en duo avec un collectif de hip hop. Ce qu’elle ne m’avait pas dit en revanche, c’est que parmi ce collectif se trouvait le groupe The Lyricists. Erreur fatale, car si je l’avais su, je me serai bougé le derrière contre vents et marées.

Mais qui sont ces personnes capables de me faire ravaler ma flemme pathologique et ma culture pantouflarde? Rien d’autre que quatre jeunes rappeurs de notre patelin paumé (précisons que l’un d’eux est un pote aussi). Pour les présenter rapidement, le groupe réunit Yung-J aka Justin, Dr Ice aka Tristan, Fuss-T King aka Martin et The Shaman aka Augustin. Vous trouvez peut-être que ça fait un peu amateur? Hé bien vous avez raison, ce sont des amateurs, et aussi des passionnés de Hip Hop. Mais ça ne les empêche en rien d’être créatif, d’avoir des choses à dire et de me faire kiffer. Leurs références? Gangstarr, Nas, Common, Rakim, Big L… pour n’en citer que quelques uns. A première vue, The Lyricist ne manque pas de crédibilité artistique. Fort de cette base musicale de qualité, ils ont déjà composé près de 15 titres et envisagent d’autoproduire leur premier album. Sans trop se prendre la tête, ils esquissent les premières ligne de leur style, fermement ancré dans la culture underground américaine, tout en mêlant anglais et français. Si vous souhaitez -et je l’espère – approfondir votre connaissance de ce groupe, rendez-vous sur leur Myspace où vous trouverez notamment quelques unes de leurs morceaux.

Vous l’aurez compris, je suis conquis. Non pas que leurs morceaux soient incroyables, il reste du travail, mais les bases y sont. On perçoit la passion de chacun pour la musique et leur joie envers sa composition. On peut leur reprocher, sinon un manque de rythme, un manque d’assurance dans le flow. De même dans les instru, les idées y sont, mais l’approfondissement est encore nécessaire. Mais il faut aussi être indulgent : sans studio, expérience et professionnels du son, difficile de prétendre immédiatement à la perfection esthétique et formelle. Toujours est-il que j’ai un coup de cœur particulier pour Keep It How You Do et l’intro de Freedom of Speech qui reprend une scène mythique de Easy Rider. Mais trêve de parole. Je clos avec la scène en question et je vous encourage vivement à aller écouter Keep it How You Do sur leur Myspace.

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