Et une semaine après le concert, Cendar se motiva enfin à écrire son putain d’article sur Volo. Il était temps, n’est-ce pas? Pas que j’ai peur de l’oublier, je ne risque pas, mais il me semble que tâcher de parler en terme « d’actualité » pourrait être une bonne idée. Je préfère prévenir, si quelques mots d’anglais se glissent dans le texte plus qu’à l’accoutumée, ce sera la faute de ma tendance à la truancy, à savoir que je suis en cours d’anglais, que je ne voulais pas y aller, que j’y étais obligée et que j’écris cet article depuis une heure de civilisation américaine sur le système d’éducation américain. Inintéressant avec un prof transparent. Je préfère vous parler musique, ce sera autrement plus constructif, right?

Alors Volo, c’est un groupe de nouvelle scène française, composé de deux membres, à savoir les frères Volovitch : Frederic (a.k.a. Fredo, pour les intimes) et Olivier. On ne se demandera pas d’où ils sortent le nom de leur groupe, ça m’a l’air assez transparent. Par contre, d’où sortent-ils, eux? Eh bien, il faut le dire, ils ont fait un petit tour par un groupe estudiantalement connu : les Wriggles (vous savez : un petit lapin qui s’appelait poupine avait rendez-vous avec sa poupinette, ses parents voulaient pas qu’elle devienne sa copine parce qu’en fait poupinette c’était une belette… Thierry le chasseur est un sacré bourrin puisqu’il est con… tent d’aller chasser. Il aime les fleurs, connait la forêt par cœur il est con… etc.). Toujours est-il que depuis la dissolution du groupe & de la fin de Julie la p’tite olive, les frères Volovitch ont fait du chemin, sorti 5 albums, 3 au sens propre du terme, 1 bref (s’intitulant Bref, by the way) & 1 live.

Le principe de Volo, ce sont des chansons que l’on qualifiera sans mal de bien écrites sur des thèmes de tous les jours avec une musicalité toute particulière, légère, agréable. Des rythmes simples, on ne pourra pas parler de grand art, mais des chansons de tous les jours, de la vie, du quotidien. On trouve des titres plutôt comiques comme les Lapins, Tu m’fais marrer Bébé, le Medef, J’ai rien branlé, et d’autres plus sérieux comme C’est pas grand c’qu’on vit, Comme tout le monde, C’est leur guerre, Allons Enfants. Plutôt que de vous faire une liste longue comme mon bras de leur discographie, je vous propose à la place une petite playlist. Click, Darlings.

Toujours est-il que jeudi dernier, accompagnée par mon filleul, j’ai séché le cours que je subis actuellement et pris le premier train pour Lyon. La tournée est organisée pour la sortie de leur dernier album : En Attendant. A la base, j’étais assez mitigée quant à ce dernier opus. J’ai trouvé les textes un peu plus faiblard et une grosse perte de la musicalité par rapport aux autres albums. Force est de constater que le live, c’est carrément autre chose. En premier lieu : il fallait s’y attendre, on a eu droit à des titres phares type Elisa ou Tu m’fais marrer Bébé. En second lieu : perte de musicalité? N’importe quoi la meuf. Agréable surprise : nouvelle version des titres de l’album, ajout d’une guitare supplémentaire, mise en avant de la contrebasse, ajout musical approximatif = 70%. Le pied total. Une redécouverte de l’album, juste délicieux.

Niveau ambiance, il faut savoir que Volo est un groupe à suivre mais pas vraiment commercial c’est à dire qu’on n’entend pas Volo sur les ondes radio, on ne voit pas Volo à la télé, on ne voit pas Volo en général, mais on les connait. Par des potes, un hasard, une recherche, un cadeau surprise de deezer ou de jiwa, bref, Volo apparaît comme ça et ne disparaît jamais. Forcément, ça fait un peu secte, dans le fond, et on se retrouve à un petit concert intimiste, dans une salle modeste mais entre gens qui savent, qui les connaissent. La fosse est une sorte d’amas organique qui murmure les paroles en même temps que les frères Volo, les gens sourient, c’est un peu comme s’ils se connaissaient tous. Je garderais un certain regret quant à notre départ anticipé, dernier train pour Gre oblige.

Je ne saurais pas vous expliquer mon histoire d’amour avec ce groupe. J’entends Allons Enfants et il y a un truc qui vibre. Le bonheur me fait rire. C’est pas grand c’qu’on vit m’arrache une grimace mélancolique. Anvers me fascine. Obligé me rappelle de bons souvenirs. Dans mon café préféré me donne envie d’une bière. On vit avec Volo, en plus de l’écouter, et c’est pour ça que j’aime ce groupe.

Et, puis, fallait s’en douter, de toutes façons, une ex-L tombe toujours sous le charme d’un groupe qui sait écrire ses chansons. Je suis une cible facile.

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