Comme convenu, je viens compléter l’article de ma coblogueuse avec mes propres apports musicaux. Et je préfère tout de suite vous prévenir : je ne suis pas un expert, j’ai donc une approche vulgarisée et vulgarisante. J’entends donc par musique classique tout ce qui touche de près aux compositeurs pré Xxème. De même je connais mal les multiples déclinaisons du genre, je vais donc créer les miennes.

Un genre que j’affectionne particulièrement : les chants religieux. Vous avez déjà pu le constater dans mon article sur le Gospel. A titre de rappel, je ne suis pas croyant, je n’aime pas Dieu, et de toute façon je suis Gorillaphile. Pas question de culte entre nous. N’empêche que la religion a engendré des œuvres sublimes. Et je ne parle pas de la Basilique Saint-Pierre ni du Temple du Lotus. Non. Je pensais plutôt à l’Ave Maria de Schubert. Et interprété par Barbara Hendricks, parce que c’est mieux. C’est pur, c’est grand, cristallin. C’est beau quoi. On pourrait aussi citer le Stabat Mater de Vivaldi. En parlant de Schubert, quoi de plus romantique que la suite piano trio in E Flat de Barry Lindon? Ce morceau résume a lui-seul la passion.

J’ai cité Vivaldi pour son Stabat Mater, mais difficile d’évoquer son nom sans penser au plus grand concerto jamais créé : les Quatre Saisons. Ma préférence ira tout de même pour l’Hiver. Bon, vous l’aurez compris, je n’ai pas le talent de ma coblogueuse pour disserter et s’envoler sur un thème comme celui-ci, alors mon article sera assez court, et consistera surtout dans une liste de référence à écouter absolument. Toujours est-il qu’on était à jusque là dans la sensibilité à l’état pur, mais il y a aussi la sensualité. Et pour ça, deux morceaux : d’une part, le Boléro de Ravel, parce que c’est une œuvre intarissable, magnifique et qu’en 25 minutes on s’en lasse toujours pas ; et d’autre part – grosse digression avec le reste, je vous l’accord – la BO de In The Mood for Love, Yumeji’s Theme de Umebayashi Shigeru. Bah oui c’est contemporain. N’empêche que c’est incroyable…

J’aurai bien aimé vous parler de Chopin, parce que j’écoutais les Nocturnes quand j’avais 8 ans et que ça m’a marqué toute ma vie, mais Cendar est passée par là. D’ailleurs, mais deux autres albums de l’époque étaient de Jimmy Cliff et de Queen. Cherchez l’erreur. Bref. Je vais donc conclure sur le plus grand génie qui ait jamais existé après Bach : Wolfgang Amadeus Mozart. Et là on termine dans le grandiose. Parce que le Requiem, bien qu’œuvre inachevée, est surement le plus beau leg fait à l’humanité après la terrine de lapin. Quoi de plus sublime que Agnus Dei en D mineur. J’ai (re)découvert Mozart avec le film Amadeus, et j’ai eu le malheur de découvrir à quel point c’était un personnage irritant. N’empêche que c’est un génie. Je vous mens pas. Tenez, lisez ça : « Mozart révéla des dons prodigieux pour la musique dès l’âge de trois ans : il a l’oreille absolue et certainement une mémoire eidétique: à quatorze ans, il aurait parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri, morceau qui dure environ quinze minutes, en ne l’ayant écouté qu’une seule fois. Ses facultés déconcertèrent son entourage, et incitèrent son père à lui apprendre le clavecin, dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprit par la suite le violon, l’orgue et la composition. Il savait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l’âge de six ans, il composa déjà ses premières œuvres (menuets KV.2, 4 et 5 ; allegro KV.3). »

Voilà. Le sens du mot « tragique » ne serait pas le même sans le Requiem.

Sur ce, je vous laisse. Vous trouverez ici une petite playlist de classique perso assez pauvre. Je ne peux pas résister à l’envie de vous mettre la BO de In The Mood For Love, même si c’est un peu hors sujet. Enjoy ta life.

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