Aujourd’hui, le ciel est bleu et le soleil brille, c’est presque si les oiseaux chantent : c’est vous dire! Les beaux jours arrivent et cette simple constatation fait plaisir. Youpi. Je suis désolée de vous faire chier avec tout ça mais, tout de même, le capitalisme a su nous amener l’un des vices les plus délicieux de la planète, surtout pour une nana : le matérialisme! Ouais, ouais…

Être une fille, c’est merveilleux, surtout quand il fait beau parce que – ouais – c’est un temps à faire du shopping. Voyez, être une fille, c’est tellement trop cool. On n’est pas très compliquées, il faut le dire, une carte bleue à faire virer au rouge, quelques magasins bien choisis et nous voilà de bonne humeur pour la journée. D’autant plus que, vous ne le savez peut-être pas, mais le shopping, c’est quand même carrément bon pour l’économie. La TVA remplit les caisses de l’État (environ 130 milliards d’euro par an, faut pas déconner) et, en plus, ça donne du travail aux petits enfants chinois qui, si nous ne les asservissions pas, finiraient dans des industries lourdes à construire des armes de leurs petites mains fragiles. Que demande, le peuple, c’est moi qui vous le demande!

En plus, être une fille, c’est aussi savoir se contenter de trucs suuuuuupers simples comme un café gourmand au bar Hagen Daz. Un expresso, une boule de glace, un mini muffin et un brownie avec la masse de crème chantilly et, ce, pour la modique somme de 4€. Le bonheur, ça n’a pas de prix (pour tout le reste, il y a les supplications larmoyantes sur le répondeur de papa & maman).

Être une fille, j’y songe à présent, c’est aussi se faire payer des coups tout le temps quand on sort, surtout quand on a « oublié son pantalon ». La guerre des sexes est dure pour vous, messieurs, surtout à ce niveau là.

Parce que la fille est une créature au final très simple, qui se contente de peu et fait du bien à la planète, quelque part, avec sa sensibilité toute particulière, tout ça…

Parce que… Bon. Ok. J’arrête la blague : pas que je ne me sente pas crédible mais, en fait, c’est tout à fait ça. Vous venez tous d’assister à une expérience magnifique proposée par deux de mes proches (dont mon coblogueur). Le deal était, pour moi, de pondre un article en mode « le ciel est bleu, le soleil brille, les oiseaux chantent »… Mais force est de constater que je suis incapable de m’exprimer si je ne fais pas preuve d’un cynisme minimal. Au demeurant, sans protection anti-acidité, je ne suis même pas certaine que mon début d’article puisse être lu. Autant que je me fasse une raison : je suis aigrie. Personnellement, je le vis plutôt plus que bien, ça rend ma vie plus divertissante.

On reprend la même et on recommence.

[ Contre – Article ]

Aujourd’hui, le ciel est bleu et le soleil brille, c’est presque si les oiseaux chantent : c’est vous dire! [je déteste quand les oiseaux chantent, ça m’horripile au plus haut point. Pour mes 20 ans, je veux un fusil de chasse pour buter les piafs le matin] Les beaux jours arrivent et cette simple constatation fait plaisir. Youpi. [ je suis allergique au pollen, le printemps me fait chier ] Je suis désolée de vous faire chier avec tout ça mais, tout de même, le capitalisme a su nous amener l’un des vices les plus délicieux de la planète, surtout pour une nana : le matérialisme! Ouais, ouais… [ ça veut dire l’art d’être pauvre, de détester être pauvre et de tout faire pour posséder le plus de choses possibles et donc de s’appauvrir encore plus ]

Être une fille, c’est merveilleux [et une fois par mois, c’est l’abstinence obligatoire…], surtout quand il fait beau parce que – ouais – c’est un temps à faire du shopping. Voyez, être une fille, c’est tellement trop cool [et aux fêtes de famille, c’est surtout nous qu’on fait chier parce qu’on est ni mariée ni maquée ni rien du tout]. On n’est pas très compliquées, il faut le dire, une carte bleue à faire virer au rouge, quelques magasins bien choisis et nous voilà de bonne humeur pour la journée [ce qui ne nous empêchera pas, très régulièrement, de n’avoir rien à nous mettre et de nous faire péter des câbles monstrueux]. D’autant plus que, vous ne le savez peut-être pas, mais le shopping, c’est quand même carrément bon pour l’économie. La TVA remplit les caisses de l’État (environ 130 milliards d’euro par an, faut pas déconner) [ce qui signifie donc que les centaines de conneries qu’on achète chaque année servent des politiques qu’on critique régulièrement autour d’un café, en plus de gonfler le prix des produits de consommation et de réduire notre pouvoir d’achat ] et, en plus, ça donne du travail aux petits enfants chinois qui, si nous ne les asservissions pas, finiraient dans des industries lourdes à construire des armes de leurs petites mains fragiles [si personne n’a hurlé à cet argument aussi bancal que désespérément réaliste, c’est que vous aviez compris la teneur de cet article avant d’y arriver] . Que demande, le peuple, c’est moi qui vous le demande!

En plus, être une fille, c’est aussi savoir se contenter de trucs suuuuuupers simples comme un café gourmand au bar Hagen Daz. Un expresso, une boule de glace, un mini muffin et un brownie avec la masse de crème chantilly et, ce, pour la modique somme de 4€ [l’art de culpabiliser en bouffant de la merde à n’importe quelle heure de la journée même si, putain, c’est décidément bien trop bon, ce truc]. Le bonheur, ça n’a pas de prix (pour tout le reste, il y a les supplications larmoyantes sur le répondeur de papa & maman) [être une femme indépendante? La bonne blague]

Être une fille, j’y songe à présent, c’est aussi se faire payer des coups tout le temps quand on sort, surtout quand on a « oublié son pantalon » [et aussi se faire accoster plusieurs fois par jour par de gros cons très souvent soit louches, soit lourds, soit les deux voir, ça arrive, sexagénaire – et, ce, quelle que soit la tenue portée, d’ailleurs]. La guerre des sexes est dure pour vous, messieurs, surtout à ce niveau là [bon, faut avouer que vous en chiez quand même un peu].

Parce que la fille est une créature au final très simple, qui se contente de peu et fait du bien à la planète, quelque part, avec sa sensibilité toute particulière, tout ça… [je crois que je peux aller vomir, maintenant]

 C’était l’expérience numéro 1. Échec cuisant.

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