J’avais carrément envie de vous parler de James Gray, mais je vous avoue avoir la flemme de me lancer dans la rédaction d’un article construit et complet à une heure si tardive (23h30)... Oui je sais, ça fait sourire. N’empêche que je suis un homme du matin. Donc fallait bien entendu que je vous parle musique, puisque je ne sais pas parler de rien (quoiqu’un ami m’a envoyé un article sur les pathologies facebookiennes qui mériterait bien un petit article). Donc j’ai cherché dans ma mémoire une nouveauté sympa dont j’aurais pu vous causer, et j’ai trouvé :

Voilà, donc ça c’est le dernier clip/single de Bonobo. Vous l’aurez compris, je ne parle pas du singe qui partage 99,9% de nos gènes. Vous savez, cette espèce dont les représentants féminins ont les organes génitaux à l’air, et qui règlent tous leurs problèmes tribaux par des performances sexuelles (de rapidité, la performance). Bref, je m’égare. Tout ça pour dire que j’aime ce son. Première collaboration de Simon Green (alias Bonobo) avec la chanteuse Andreya Triana, une collaboration plutôt réussi je trouve, bien que pas à la hauteur de celles réalisées avec Bajka. Je vous accorde que le clip dégage pas tellement, mais on retrouve bien les sons smooth et ronds caractéristiques, ces rythmes lents et épurés, profonds sans être insistants, aérés par les subtiles mélodies orchestrées par le maestro. La surexposition de ces mélodies, souvent cristallines, donne une pureté au son, tandis que la lenteur et la profondeur des rythmes lui donnent sa nostalgie. Et ça, cette alliance de pureté et de nostalgie, c’est ce qui donne son âme à la musique de Bonobo. Oui, la musique a une âme. L’œuvre de certains groupes ou artistes, à l’image de Moby, est parfois pénétré d’une atmosphère particulière, qui donne une vie à l’œuvre dans son ensemble et la rend parfaitement identifiable dès que l’on a initié son oreille à ses traits.

Objectivement, il faut avouer que ce single n’est pas transcendant, mais il est dans la lignée de ce qui a précédé, avec peut-être moins d’originalité, mais certainement pas moins de maîtrise. Faut dire aussi que l’homme en question est plutôt du genre impressionnant. Il se barre de chez lui à 18 ans et enregistre dans la foulée un single en 2000, Terrapin, puis 3 albums fantastiques : Animal Magic, Dial « M » for Monkey et Days To Come. Et je ne vous conseillerais que trop d’écouter les trois (en précisant tout de même histoire que vous soyez pas surpris que les deux premiers sont purement instrumentaux). Avec cette performance, il se classe rapidement parmi les pionnier du mouvement Downtempo, et dans les leaders du mouvement Trip-hop des années 2000. Vite remarqué, ses deux derniers albums ont été produit par le célèbre Label électro Ninja Tune. Tout ça pour dire que Bonobo est très jeune, d’une incroyable précocité même, d’une rare qualité, et que j’attends avec impatience ses futures créations. J’espère qu’à l’écoute de quelques morceaux vous en serez aussi convaincus (je vous conseil d’écouter Days To Come, Sleepy Seven, Sugar Rhyme, Between The Lines, ou encore Nightlite). J’ai personnellement vécu deux douloureux échecs personnels en ratant – par deux fois, vous l’aurez compris – ses concerts dans ma ville chérie… Sur ce, bonne écoute.

Ah et aussi! À voir absolument ces deux clips de l’album Dial M for Monkey :

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