Les lendemains de jeudi soir, c’est dur. On ne peut pas vraiment parler de vendredi matin, j’ai plutôt l’impression d’errer dans une dimension particulière, dans un espace temps qui n’existe qu’entre le jeudi soir et le retour à la réalité du vendredi. L’étudiant est intemporel. C’est poétique. Et cet état n’est jamais dû qu’au jeudi soir. Ah, le jeudi soir et sa débauche étudiante… Comme annoncé, hier j’étais donc au tremplin CROUS qui avait lieu à l’Espace de Vie Etudiante du campus de Grenoble. Amis grenoblois, si vous n’y étiez pas, vous avez gravement échoué. Pour ceux qui ne sont pas du coin, ne vous inquiétez pas, j’ai bien fait mon boulot : j’ai des vidéos et des photos. Eh ouais.

Fanfare Touzdec

En premier lieu, petit point d’information. Un tremplin CROUS, c’est quoi? Un tremplin CROUS, c’est un tremplin musical organisé par le CROUS de la région, une sorte de concours pour les groupes étudiants qui commencent à peine. Trois groupes, 30 minutes chacun, pour convaincre le jury qu’ils méritent le prix, prix conséquent mais pas vraiment extraordinaire. Le tremplin, c’est avant tout un coup de pouce, l’opportunité de monter sur scène et une forme certaine d’encouragement. On valide le soutien à l’initiative jeune, ça fait plaisir.

Et maintenant, entrons dans le vif du sujet. Trois groupes, trois genres, trois topos. Forcément.

Groupe numéro 1 – Le Mélomane. Méloman(e), c’est un mec qui fait du slam. Dommage, je ne suis pas fan du genre. J’ai plutôt apprécié le premier titre, le son était bon, la rime plus qu’agréable, bon moment. Par contre, la suite… ça a traîné en longueur, j’ai été assez agacée de l’incontournable « qu’on me laisse parler de France Afrique » et irritée par « la patrie cautionne et la chine aussi ». Bref. Au final, il maîtrisait relativement son flow, avait une vision assez fraîche de son art mais je n’ai pas vraiment adhéré. C’était loin de casser la baraque. Je vous laisse vous faire votre idée!

 

Groupe numéro 2 – Power goat. Du slam, on passe au punk. Ça a fait gravement plaisir à la hardeuse métalleuse punk qui sommeille en moi. Du son, du son, du rythme. Oh yeah. Niveau performance, les deux guitaristes géraient la scène c’est à dire que – ouah – ils bougeaient bien comme des punks. Ça sautait, ça courait, ça balançait sa guitare dans tous les sens, on admire. Mais bon : un batteur et un bassiste de qualité, ça n’a pas de prix, pour tout le reste il y a Eurocard/Mastercard. Parce que le batteur et le bassiste géraient plus que remarquablement leur boulot. Plus effacés, certes, mais musicalement plus efficaces.
Point bonus : ils avaient ramené leur groupie, deux punks complètement déchirés qui ont su divertir toutes les personnes en présence. On ne pouvait pas les louper.

 

Groupe numéro 3 – La fanfare Touzdec. Ayant commencé à douter de mon objectivité quant à ce groupe, je suis venue accompagnée hier soir et le constat a été unanime : pas la peine de rester jusqu’à la fin, on sait qui va gagner. Je ne vais pas m’étendre pour en avoir déjà parlé ici mais absolument pas déçue et sortie de concert de bonne humeur, pour changer, parce que – merde – j’aime bien les gens qui font bien leur travail. Bonus point pour la reprise Berbère. Et double bonus pour la foule en délire. Eh ouais.

 

Et je me rappelle pourquoi je souffre aujourd’hui.
Bonne journée!

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