Ma coblogueuse et moi nous sommes mis dans l’idée, sur inspiration d’un commentaire d’un lecteur assidu, de vous pondre un article sur le Blues. Le Blues… Ce putain de courant musical qui vous secoue les tripes, fait bouger vos jambes et anime votre tête malgré vous. Impossible de résister, trop de puissance musicale pour lutter. Le problème, c’est qu’on aime tous les deux le blues. Alors on va vous faire DEUX articles. Le but n’étant pas de faire un battle culture, ni de vous mettre sous intravéneuse une quantité trop importante de musique. Alors je vais m’occuper de vous parler du Blues Black, et ma co blogueuse du Blues White.

Alors le Blues Black, c’est pas un courant musical. Le Blues Black, c’est LE Blues. Ouais, les Blues Brothers sont des blacks qui s’ignorent. Mis à part ça, je me charge de vous balancer un rapide topo sur le Blues – the blue evils, you know – histoire de faire ça dans les règles de l’art.

« Le blues est une forme musicale vocale et instrumentale, dérivée des chants de travail des populations afro-américaines apparue aux USAau début du Xxème siècle. C’est un style où le (la) chanteur(euse) exprime sa tristesse et ses coups durs (d’où l’expression « avoir le blues »). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l’on en retrouve des traces dans le jazz, le rythm and blues, le rock n’ roll, le hard rock, le heavy metal, la musique country, la soul, les musiques pop ou de variété et même dans la musique classique. On peut donc dire que le blues est un ancêtre de la musique actuelle ».

Voilà, en gros, le blues c’est la base de tout. C’est du vocal, de l’instrumental, des rythmes puissants, de l’émotion – et pour ça, rien ne vaut le blues black -, un art codé et riche, affichant une infinité de déclinaisons. Je sais même pas quoi ajouter, c’est ce genre de musique qui vous donne envie de vous coucher sur un canapé, de mettre les basses à fond sur un rythme lent à la Beyond Cool de Lucky Peterson, de vous en griller une en regardant les étoiles et de vous sentir vivre et vibrer. Alors l’article sera pas long, je vais vous parler brièvement de quelques bluesmen noirs, et surtout vous balancer une petite playlist, pas trop longue mais bien concentrée.

Pour commencer, Skip James, un blues man du début du siècle. Son premier album sort en 31, et restera quasiment inconnu mais influencera nombre de bluesmen. Son style unique, épuré, presque plaintif, se rapproche véritablement du sens du mot blues, originellement synonyme de souffrance. Un tiers du film de Win Wenders, A Soul Of a Man, lui sera consacré.

Un autre tiers sera consacré à JB Lenoir, autre bluesman du milieu du siècle, mort au moment où son nom faisait son chemin. Sa discographie, bien que réduite, vaut le détour : le style est épuré, centré sur des rythmes simples et une guitare sèche, avec un vocal presque au second plan mais non dénué de présence.

Dans une optique beaucoup plus moderne, le blues a évolué vers un style plus musical et complexe. Je suis allé l’année dernière au Fesrtival Jazz à Vienne pour sa soirée Blues – la soirée africaine aussi, mais hors sujet – et avoir découvert deux artistes à cette occasion : Lucky Peterson et Joe Louis Walker. Le premier était vraiment incroyable. Chanteur, à l’orgamone, à la guitare, aux percu… Just impressive. Et que dire de son style musical, une sorte de blues rock puissant et original dans sa musicalité. Je vous laisserez en juger par vous-même dans la playlist.

Je pourrais continuer à citer des artistes en vrac, mais au fond, parler artiste c’est cool, parler musique c’est tendu, et au final peu utile. Je pense qu’une bonne vieille écoute vaut tous les mots du monde. Alors prenez votre paquet de clope – vous êtes fumeurs -, sortez une cigarette, allumez l’objet du désir, mettez les basses à fond, et laissez vous aller.

Enjoy

Playlist de blues en vrac

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