Heureusement que j’ai posté un truc inutile en milieu d’après-midi parce que là je n’en puis plus, public, je suis m.o.r.t.e.. C’est le pourquoi du comment qui est intéressant, ici. En effet, figurez-vous que je suis sur les rotules à cause de mon logiciel power point (un générique, en fait) qui n’a pas cessé de planter et m’a forcée à recommencer un nombre juste incalculable de fois la fin du support de ma soutenance orale de demain. L’échec de l’oubli de l’enregistrement de son travail dans toute sa splendeur, soit, mais au delà de cette simple considération qui renverrait presque à une loi de Murphy, il y a une constatation vachement plus inquiétante : la technologie influe directement sur mes (nos) humeurs. Dépendance totale.

Je parle en connaissance de cause parce que je suis une vraie assistée technologique. C’est simple, j’utilise systématiquement une machine… Mes cours sont pris sur le pc, je consulte la presse sur internet, fais mes recherches sur le web, mate mes séries et film sur mon écran, écoute ma musique sur mon ipod, ne communique que par mon téléphone. Je ne me rappelle même plus la dernière fois que j’ai écrit une lettre. It sucks. Le délire va plus loin encore… On communique à l’excès. Que ferait-on sans msn, facebook, twitter? Et sans les sms illimités? Je me suis retrouvée totalement perdue le jour où j’ai été sans portable, à ne plus pouvoir communiquer avec ma coloc avec qui je vis. Elle s’est retrouvée à devoir écrire sur le portable d’un ami pour régler des trucs aussi bateaux que « j’te prends un sandwich pour ce midi? ». On aurait pu en parler le matin avant d’aller à la fac vu qu’on savait toutes les deux que je n’aurais pas de portable dans la journée mais non. Non, évidemment, ç’eut été trop facile d’avoir la présence d’esprit de se rappeler que notre béquille quotidienne était hors-service. Pathétique.

Imaginez un monde sans technologie. Non parce que, quand même, il y a quelques décennies, les gens vivaient quand même sans portable. Mais comment faisaient-ils bordel de merde? C’est juste inconcevable. Alors, ouais, imaginez-vous un monde sans technologie et flippez votre race sur un vieux relent de 2012 (sur fond du thème de Dark Vador ou des Dents de la Mer, histoire de faire les choses bien).

2012 & le monde qui s’écroule. Il y a une théorie qui dit que les Mayas n’ont pas prévu l’apocalypse, juste qu’ils ont estimé qu’aller au-delà de 2012 serait stupide et inutile. Théorie qui se tient, au demeurant, mais il y en a une qui fait vraiment peur & c’est celle selon laquelle le 20 décembre 2012, à minuit, la terre va se décaler de son axe de quelques millièmes et que… Fin du monde. Les pôles magnétiques s’inverseront, toutes les technologies à ondes de la planète seront inutilisables et nous crèveront tous dans l’anarchie la plus totale parce que nous ne sommes qu’une bande d’assistés qui s’ignorent. Dur, dur, dur…

Alors je propose qu’on s’achète tous une cave à vin bien fournie, des couvertures bien chaudes, qu’on élève des pigeons voyageurs et qu’on investisse dans une bibliothèque digne de ce nom comme ça, quand le grand jour arrivera, non seulement on survivra mais EN PLUS on apprendra peut-être la vraie indépendance, on vivra cons mais heureux, tout ça (ou alors on crèvera tous d’un coma éthylique parce qu’on boira trop ou de solitude parce qu’on sera tous trop citadins pour dresser correctement des pigeons…).

C’était le délire d’une étudiante fatiguée,
Mea Culpa & Buena Sera.

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