J’aime pas tellement parler religion. En plus j’ai un problème avec le christiannisme. Vous savez, Jésus, le seigneur dont les voies sont impénétrables, tout ça… Toujours est-il qu’en revanche, j’adore parler musique. J’adore la musique. Alors si je vous dis gospel, vous allez me dire : mais comment pourrait-il aimer… Bah je vos répond : Negro Spiritual. Parce que oui, j’aime les chants religieux. Là, vous aurez peut-être pas compris le lien entre la question et la réponse. Si vous croyiez que les Gospels sont les plus vieux chants religieux afro-américains, vous vous trompez. Je vous fais un topo? Ok.

A l’origine de l’origine, il y eut les Works Song, chants rythmés composés de phrases courtes et cinglantes – si toi aussi tu penses au rap tape dans tes mains – des esclaves noirs durant leur dur labeur dans les champs des blancs.

Puis il y eut la religion. Et pas n’importe laquelle : la religion chrétienne. L’influence fait son chemin dans les esprits et les moeurs, pour finalement attérir dans les chants noirs : c’est la naissance du Negro Spiritual (XVIIème siècle tout de même). Il prendra son essor avec sa diffusion dans les églises d’Amérique du Nord pour donner naissance au XIXème au courant dit « Gospel », correspondant aussi à l’émergence du blues primitif.

Bref, je m’arrête là en ce qui concerne le topo historique. Le Gospel, et par extension le Negro Spiritual, c’est avant tout une musique qui vous prend les tripes, authentique, sincère, sans artifice. Vous voyez, ces choses simples qui sont au final les plus fortes. Bref, une belle voix de black passionné par ce qu’il chante.

Pour changer, je vais conclure assez rapidement, par manque de temps plus que de contenu. Je m’en excuse. Mais avant de raccrocher, je vous balance quelques vieux gospels chantés par un maître en la matière : Paul Robeson. Je suis fasciné par ces quelques musiques, j’espère que leur pouvoir fera effet sur vous aussi. Sur ce.

Amen.

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