Parlons peu mais parlons bien. La théorie, cette pétasse, veut qu’au moins un quart d’entre vous se tape encore une bonne gueule de bois à cette heure-là. Pour toi, lecteur, j’ai la recette, le remède.

A suivre, dans l’ordre!

Un smecta (plâtre ou pansement stomacal, tu as aussi le Bedelix qui en est un générique)
Un doliprane (et autres assimilés)
Une douche (et pas froide, la douche)
Un café.
Une sieste.

Voilà, je viens de sauver le reste de ton dimanche ce qui me permet de bousiller tout le reste de mes bonnes résolutions et retomber dans la propagande pure et dure. Je voulais te parler du dernier Guy Ritchie mais comme ça reste un Guy Ritchie, je vais pas avoir grand chose à dire. Alors je vais faire ce que je fais de mieux : je vais te parler alcool. Mais pas de n’importe quel alcool.

Chronique chesterfieldienne, énième : le vin blanc.

Note bien, lecteur, que je ne te fais qu’un bref aperçu des vins que je bois, on est jamais que Dimanche, je n’ai pas la force de te faire un exposé brillant digne du Bac+9 en alcoolisme que je m’attribue arbitrairement. Enjoy.

Le secret du vin blanc, c’est l’extrême variété qu’une seule espèce de raison peut nous offrir. Le raisin blanc est un cadeau du ciel, de la terre et des bouteilles en verre.

Première remarque : quel que soit le vin que tu achètes, si le bouchon n’est pas en liège, fais-en du vin chaud. Il y a des sujets sur lesquels on ne peut pas faire de concession, comprends-bien.
Seconde remarque : si tu n’achètes qu’une bouteille de vin pour une soirée entre potes, fais œuvre de respect et sers le dans des verres à pieds. Faut pas déconner.
Troisième remarque : mieux vaut un vin un peu cher mais bon qu’une piquette bon marché et imbuvable.

Ces quelques remarques effectuées, entrons dans le vif du sujet.

 

Tu aimes le… muscat. Bon, je ne peux pas grand chose pour toi, pour le toi étudiant, du moins. En dessous de dix euros, je n’achète pas de Muscat, il est écoeurant, pour ne pas dire dégueulasse.

Tu aimes le…. Moelleux! On va pouvoir s’entendre. Pour le vin blanc moelleux (fruité & doux, pour les beotiens), tu commences à trouver une bouteille abordable pour environ 4euros (donc moins cher qu’un McDo). Pour les petits budgets, je conseille donc La Chanterelle, Côtes de Bergerac. Douce, fruitée, agréable en bouche, son goût n’est pas exceptionnel, sans subtilité grandiose, mais il est parfumé et laisse un bon souvenir. Pour les budgets un peu moins frileux, pour un peu plus de 5euros (si vous évitez Monoprix, évidemment), je te propose une bouteille de Jurançon, de réserve royale, l’année 2008 n’est pas mauvaise (coup de cœur pour la cuvée 2005, cependant). Le Jurançon, vin surtout fruité, passe infiniment bien en apéritif entre amis. Après, pour les budgets aguerris (mais étudiants), ce sera sans complexe une bouteille de Monbazillac, cuvée 2007, le Pavillon de la Catie, du même domaine, a plus de corps, pour qui voudra, il est plus épais en bouche, mais je te laisse te faire ton avis (budget : entre 6 et 7 euros).

NB : Pour les vrais amateurs, vin de glace, mais c’est un vin extrêmement cher, j’ose espérer que tu pourras en goûter un jour.

Tu aimes le… Sec! Là, les choses deviennent plus compliquées et il faudra t’armer de dextérité. Dans l’absolu, préfère un vin de savoie : c’est une valeur sûre. J’ai une préférence pour le vin de Seyssel mais c’est 7euros la bouteille. Les vins d’alsace se débrouillent très bien mais en dessous de cinq euros la bouteille, il faudra faire des concessions sur le goût et je ne suis pas femme à concessions en matière de vin. La valeur étudiante la moins bancale, ça restera un petit blanc de Côtes du Rhône, pour 4euros et cinquante cents. Evite les Côtes de Bergerac en sec et, surtout, méfie toi des bouteilles en dessous de 4euros, seul un vin chaud pourra les sauver. Par ailleurs : pas de vins de Bourgogne. Pourquoi? Le Bourgogne, c’est du rouge ou c’est rien.

NB : Pour les vrais amateurs, encore une fois, je conseillerais une cuvée noble d’Autriche, mais là encore, ça reste un vin d’exception qu’on ne boit que rarement dans sa vie étudiante.

Te voilà armé, lecteur, et j’ose espérer que tu suivras mes conseils à ta prochaine soirée posée avec tes potes.

A ta prochaine cuite : Nasdravjen!

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