J’ai pas envie de poster ce soir, j’ai envie d’écrire. La tournure peut paraître paradoxale mais pas tant que ça, en fait. Parce qu’ici, on cherche des sujets, on cherche des éléments qui ont de la gueule à vous présenter histoire de vous retirer deux ou trois commentaires, qu’on n’ait pas l’impression d’écrire seuls face à un monde muet. L’exercice est plutôt prenant, je dois vous le dire, mais il tient plus de la rhétorique du vrai travail d’écriture. On écrit comme on parle ou, au contraire, on parle comme on écrit. Ça m’arrive de réfléchir à quelques tournures qui passent souvent inaperçues et les mots, quelque part, commencent à se lasser. Quand j’étais petite, je voulais faire écrivain (trimilliardaire en dollars, aussi, mais c’est une autre histoire). Je voulais tellement faire écrivain que je suis partie en L l’année de ma première, comme pour marquer mon identité de rat de bibliothèque, comme pour me rappeler qu’en dehors de faire n’importe quoi je savais aussi faire des trucs biens. Ecrire, intéresser les gens, tous ces trucs là. Aujourd’hui, je suis étudiante en droit. On peut pas vraiment dire que j’ai choisi de suivre mes rêves de gosse et il y a un quelque chose de triste à cette constatation.

Après, la mélancolie, c’est un sujet qui a déjà tellement été traité, je vais vous éviter un remake sans saveur et sans originalité de l’éternel « mes espoirs d’enfant ». Je préfère avoir des rêves mégalomanes, me dire que je vais détruire la planète, etc. ça défoule toute cette violence intérieure, ça fait du bien : ça soulage. C’est rafraichissant de détester le monde, c’est facile. On s’y adonne tous à notre échelle, surtout les nanas : de vraies langues de putes.

Ah… Les langues de putes. Les potins. Les conneries. On dit toujours des conneries. Après, j’ai beau chérir mon fond de féminisme plus que de raison, faut avouer que les nanas sont quand même de belles salopes. Je me ferais bien l’avocat du Diable pour vous expliquer que c’est pas entièrement la faute du double chromosome X mais que, plus en amont, il y a une vraie envie de se démarquer, de construire sa petite forteresse pour se protéger des méfaits du XXI° siècle, de ces salopards de connards d’enfoirés de mecs, etc. Mais il y a eu les soeurs Brontë par le passé, on a Anna Gavalda et Amélie Nothomb maintenant. Lolita Pille, aussi. Je suis pas assez hypocrite pour me faire la part du lion. C’est vrai, arrêtons de déconner. Bien que la sphère socio-économique ne suive pas vraiment la tendance, faut regarder les choses en face : le troisième millénaire est celui de l’égalité homme/femme.

Ouais, non, toi, là-bas, derrière ton écran, me regarde pas comme ça.

Déjà, fini le temps du « il a été un vrai salaud ». Parce que CERTES les mecs sont de sacrés connards mais putain les meufs se lâchent bien aussi. L’infidélité n’est plus un truc exclusivement masculin, le brisage de cœur en série non plus. Il y a toujours les enfoirés et les pauvres victimes d’un côté, ok, mais le troisième millénaire a amené la naissance d’une catégorie dualiste de plus en plus fournie à savoir les garces et leurs victimes. Mec/Nana : égalité.

Ensuite, niveau sexe, les femmes se sont lâchées. Eh ouais, les coups d’un soir ne sont plus votre domaine privé messieurs et tant mieux pour vous sinon vous vous retrouveriez bien seuls. Force est de constater qu’en plus les nanas ont beaucoup plus de facilité à trouver quelqu’un et, nous, ça nous coûte quasiment rien vu que vous continuez à être ceux qui invitent et payent la note (parfois salée) en fin de soirée. Là dessus, les nanas prennent l’avantage, désolée.

Côté débauche, aussi, on assiste à un vrai duel de titans. Si les hommes restent majoritairement les plus gros buveurs du fait de leur constitution, les femmes sont en tête de course question clope, drogue aussi. C’est triste, quelque part, de voir que pour pouvoir prouver qu’elles sont indépendantes, les femmes se retrouvent à se maltraiter comme ça mais bon : c’est quand même sur kiffant de se retourner le crâne juste pour le plaisir de. Pour ce qui est de prendre soin de soi, d’ailleurs, les hommes commencent à s’y mettre aussi. Les coiffeurs pour hommes et boutiques vestimentaires masculines sont une nouvelle part de marché, les femmes ne sont plus les seules à prendre soin d’elles. La théorie des apparences a largement fait son chemin pendant cette dernière décennie et ça, c’est franchement cool. Oui, vous pouvez être virils et soignés. C’est bien que vous vous en soyez rendus compte. À Nana 1 & Mec 1,5 : la lutte semble difficile.

Après, je pourrais vous rabattre les oreilles et vous gonfler avec des grandes démonstrations statistiques sur l’intelligence du sexe faible, son talent pour poursuivre des études supérieures, tout ça, mais faut aussi noter que les hommes travaillent plus du fait du syndrome que l’on appelle l’instinct maternel. Ce dernier pousse mes comparses à prendre du temps pour leur progéniture, pour leur famille. Et vous, messieurs, vous vous retrouvez un peu discriminés là dedans vu que la société nie un peu votre instinct animal à vous : l’instinct paternel.

Donc voilà, pour ce soir, c’est match nul, balle au centre & au plaisir d’une nouvelle décennie pour les prolongations.

Bonne soirée.

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