Bon, changement de registre, après tout je suis pas censé être quelqu’un d’optimiste. Je me suis rendu compte que ces derniers temps, j’enchainais les déceptions quant aux dernières sorties dans les bac de certains artistes que je considérais comme particulièrement estimables et qui ont fait dans leur dernier album ce que j’espère n’être qu’un écart. Il ne s’agit pas là de trasher tel ou tel artiste, nul n’est parfait, et puis peut-être est-ce juste une incompatibilité artistique de ma part et que je passe à côté de certaines œuvres qui ont tout a fait leur place dans la catégorie réduite des « bonnes musiques ».

Pour commencer, grosse déception en ce qui concerne Moby et son album Wait For Me. Après Play et 18, qui sont deux bombes musicales, on a assisté à un revirement musical dans l’album Hotel en 2005, qui sans être un échec, était pour le moins surprenant voire décevant. La sortie de Last Night prouve la volonté de diversité musicale de Moby, avec un ton beaucoup plus électro, et certains morceau comme Sweet Apocalypse et Alice qui sont tout simplement, dans des registres différents, très inspirés. Mais quelle déception pour Wait For Me, aussi triste que lent. L’approche dépressive de Moby fait toujours un peu son effet, mais le manque de rythme (ou d’inspiration?) aura détruit le peu qui pouvait être attrayant. Donc voilà, une seule écoute m’aura botté en touche, peut-être le moral n’y était pas, mais grosse déception tout de même.

Tout récemment aussi, grande euphorie à l’annonce d’un nouvel album Muse. Devenu grand fan à 17 ans après la découverte des albums Origin of Symmetry, Absolution, Black Holes & Revelations et un concert dans mon patelin, je ne pouvais qu’être excité à l’annonce de la sortie de The Resistance. Et…. *suspense*… Grosse déception. Après une première écoute, je mets quand même dans mes favoris le single Uprising (l’instru est quand même sacrément cool). Deuxième écoute tout de même, histoire d’être sur que je suis pas trop à la masse, et c’est vrai que l’autre single, United States of Eurasia, est assez classe, même s’il emprunte pas mal a Queen et si sa partie la plus grandiose n’est qu’une reprise de Chopin. Mais le reste… Les ingrédient y sont toujours, mais la soupe est fade.

Sinon l’autre jour, traînant sur deezer, je tombe sur le nouvel album de Just Jack. Après que mon égo ait digéré le fait d’avoir ignoré cette info somme toute importante dans mon univers musical, je vais, enthousiaste, écouter la bouse – pardon, l’album – intitulé All Night Cinema. Qu’y a-t-il à dire… On pouvait pardonner à Mister Allsopp son manque d’expérience et ses maladresses dans son first The Outer Marker (et pourtant Snowflakes et Paradise Lost & Found étaient vraiment pas mal), mais là on est plus dans le même registre. Je suis même dans une totale incompréhension : comment l’auteur de l’album Overtones, le créateur de Writer’s Block, Disco Friends ou Lost, a-t-il pu pondre une chose pareille? Pardonnez la violence de mes propos mais je suis tellement déçu. Je le plaçais déjà en tête du mouvement trip-hop british de demain moi….

Autre registre, autre rythme : The Prodigy. Après les avoir vu en concert, subjugué, je me sentais obligé de suivre l’avenir du groupe de près. Le dernier album, Invaders Must Die, bien loin des éternels Out of Space, Smack My Bitch Up ou Breathe, est une suite de rythmes bourrins. Adieu les mélodies, adieu la diversité musicale, j’ai stoppé l’écoute au 4ème titre. N’étant pas un fin connaisseur de musique électro, et n’ayant jamais eu le courage d’avaler l’entière discographie du groupe, ma critique s’arrêtera là.

En matière de Hip Hop, je considérais Eminem comme le maître avant d’étendre ma culture musicale dans ce domaine. Après avoir découvert Wu-Tang, Jurassic 5 et autres, j’ai été contraint de remettre en cause sa place sur le podium, je ne pouvais lui retirer son titre d’artiste phare. Jusqu’à ce que j’écoute Relapse. Bon, j’étais conscient qu’il avait eu des hauts et des bas. Et puis bon, il avait été très prolifique donc difficile de rester constant, mais là… Le titre My Mom sauve les meubles, We Made You à la rigueur, même si elle me rend vite fou (vous saviez qu’on avait passé en boucle The Real Slim Shady a un prisonnier de Guantanamo pendant 20 jours? Dur.). Quant au reste, pas besoin d’être vulgaire.

On va clore le chapitre avec U2. Quoi que non en fait, j’ai vraiment pas envie de toucher à ce mythe là (mon premier groupe de rock…). Sachez juste que si vous aimez U2, n’écoutez pas No Line On The Horizon. C’est chiant. Pourtant, j’aimais vraiment leurs rythmes aériens… Je pourrais aussi vous parler de l’album de Gun n’ Roses, Chinese Democracy, accessoirement le plus cher de tous les temps, et donc au moins tout aussi décevant. Mais je préfère terminer sur une note positive en vous annonçant que Damon Albarn, as known as God, revient avec Gorillaz et un troisième album Plastic Beach qui sortira courant mars, dans lequel participeront De La Soul, The Horrors, Snoop Dog, Lou Reed ou encore Mos Def. Je prierai presque Dieu de ne pas avoir un jour à ajouter cet album à cette liste.

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